Le Dalaï-Lama

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 Quand, en 1950, l'envahisseur chinois a escaladé le toit du monde, encore miraculeux de blancheur, pour y planter son rouge étendard, le tout jeune dalaï-lama du Tibet a refusé de prendre sa fronde, et le combat de David et Goliath n'a pas eu lieu, pour cause de non-violence, principe bouddhique qu'il n'a jamais enfreint, malgré la souffrance de son peuple demeuré fidèle après quarante années d'occupation.

 Resté longtemps seul, exilé, sans appui, le dalaï-lama fait parfois figure d'idéaliste. Il est cependant la preuve vivante qu'un homme bon et sage peut se tenir debout en un monde trop souvent régi par la loi implacable du plus fort, du plus riche ou de l'insensé 

Frédérique Hatier, 1997
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Fin 1949 : l'Armée populaire de libération chinoise pénètre au Tibet. L'invasion et l'occupation débutent. Mao promet l'autonomie. Le démantèlement du Tibet commence.

1951 : Le territoire tibétain est réduit de moitié.

1959 : le peuple tibétain se révolte mais est vaincu. Le dalaï-lama doit fuir en Inde, plus d'un million de tibétains le suivent dans cet exil.

1966-1976 : la Révolution culturelle marque le début d'un génocide culturel et humain. Des milliers de temples et monastères sont pillés et détruits, des avortements imposés en masse, les femmes stérilisées. L'interdiction de pratiquer la religion est proclamée, des déboisements massifs entrepris, le Toit du monde accueille le déploiement de missiles. Débute alors la pollution de tous les grands fleuves tibétains.

1999 : Les grandes villes sont désormais à majorité chinoise. Le Tibet compte six millions de Tibétains et plus de sept millions de chinois.

Les droits de l'homme sont constamment bafoués au Tibet, et la communauté internationale se mobilise peu. En 2000, le dalaï-lama s'est vu interdire de participer au Sommet du millénaire. Le gouvernement de Pékin ayant exercé des pressions auprès des grandes puissances.

Catherine Barry, journaliste.
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« Tant que le Tibet ne sera pas libre, tant mon peuple aura besoin de moi en tant que dalaï-lama, je continuerai à renâitre dans cette fonstion, en dehors de mon pays natal.

 Quand nous, les Tibétains, songeons aux Chinois qui commettent des actes aussi funestes que le génocide, au lieu d'être en colère, nous nous évertuons à cultiver un sentiment de compassion pour eux car ils se trouvent sous l'emprise de l'illusion. Et tôt ou tard ils devront affronter les conséquences de leurs actes.

 Libre à certains de me critiquer ; pour ma part, j'essaie de rester joyeux. Si nous voulons œuvrer efficacement pour la liberté et la justice, il est préférable de s'y employer sans colère. Mon engagement, motivé par une authentique croyance en la fraternité humaine, est celui de la non-violence. »


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