Gitta Mallasz

Dialogues avec l’Ange

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  En 1943, en Hongrie, quatre jeunes gens – Hanna, Lili, Joseph (juifs tous trois) et Gitta (catholique) – s’installent dans un petit village pour y vivre, en marge de la guerre, une vie plus attentive à l’essentiel, bien qu’aucun d’eux n’ait jamais pratiqué sa religion.

 Ils ignorent tout de l'horreur des camps de concentration, et encore moins la mort qui les y attend, quand quatre Anges décident de descendre parmi eux ; pour les préparer à supporter leur calvaire, et surtout soutenir ceux qui vont le partager.

 Un jour, alors qu'ils décident de faire un point sur leurs problèmes personnels et que Gitta se réfugie derrière des banalités, Hanna a juste le temps de prévenir son amie :
« Attention, ce n’est plus moi qui parle ! » avant de prononcer des paroles qui manifestement ne peuvent lui appartenir :

- On va te faire perdre l'habitude de poser des questions inutiles.
 Attention ! Bientôt des comptes te seront demandés !

 S'amorce ensuite un dialogue hallucinant, avec Hanna pour intermédiaire.

 « Dès que vous me posez une question, dit un jour Hanna à ses amis, une petite voix en moi commence à me répéter, comme un signal d’alarme : « Ne pense pas, ne pense pas ! » Et puis vient le saut dans l’inconnu. Souvent je suis beaucoup plus surprise par la réponse que mon interlocuteur... »

 Puis la situation évolue. La mise à mort systématique et organisée des juifs ne peut plus être ignorée.

 « La peur envahit la ville, et cette panique est presque impossible à supporter, tout le monde souffre de dépression. »
écrit Gitta. L'un des anges réagit :

Le Verbe vit en vous.
 mais le figuier stérile sera coupé.
 Le bourgeon éclot
 sera-t-il fleur, ou feuille seulement ?

 Portez des fleurs, je vous en supplie !

 « Jamais je n'ai été aussi ébranlée qu'après cet entretien. Le plus sévère et inapprochable de nos Maîtres nous a humblement suppliés de porter des fleurs ! Hanna nous dit : « Si nous lâchons maintenant, nous sommes perdus. » Hanna a raison. Comment ai-je pu me laisser dominer par la situation extérieure ? La tragédie qui nous entoure est contagieuse, et nous nous sommes laissés contaminés.

 « (...) La situation extérieure ne s'est pas améliorée, bien au contraire, mais nous, nous avons changé. Tout un marché de faux papiers s'organise. J'aurai pu en fournir à Joseph, Hanna et Lili, mais ils refusent de recourir au mensonge. »

Les forces célestes se répandent,
 et attendent que vous soyez leur main.
 Elles apportent ce message : Ne fuyez pas !
 En deçà de la mort, ce n'est que rêve.
 Au dessus seulement de la mort, vous trouverez la Vie.

 Il m'est permis de vous protéger,
 mais ce n'est possible
 que si votre âme est au-dessus de tout.
 Mais j'ai confiance en vous : ce qu'IL a semé a pris.
 Nous serons avec vous.

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Avertissement de Gitta Mallasz, la seule survivante et qui a rapporté ces dialogues:

  "Ce livre est le compte rendu d'une série d'évènements qui ont eu lieu en Hongrie entre 1943 et 1944. Ce n'est ni fiction, ni journalisme, ni litérature. Le lecteur doit le prendre tel quel. Ou le laisser."

  Je ne suis pas
l'auteur des Dialogues.
  Je suis le
scribe des Dialogues.

  Ainsi la couverture de son livre (aisément téléchargeable en pdf, mais je vous conseille de l'acheter) se réduit à ceci :

Image flottante

« Les Anges n'aiment pas parler de "Dieu" - ce mot, des générations d'êtres humains l'ont usé, galvaudé, sali. Pour Le désigner, ils emploient le pronom Ö - traduit dans ce livre par LUI - qui, en hongrois n'est ni masculin ni féminin, mais les deux à la fois (il serait donc plus exact de traduire LUI/ELLE); transcendant ainsi cette masculinité du Divin qui pèse si lourdement dans nos religions révélées. Ö est le masculin et le féminin, le Père et la Mère, force et sagesse, toute-puissance et tendresse. »

( Raoul-Duval, introduction aux 'Dialogues avec l’Ange' )


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