La mort 





L’esprit s’envole dès que le corps s'assoupit ;
et quand il meurt, il resterait ?
Un sujet tabou
Qu'est-ce que la mort ?
Des messages qui dérangent...
La peur
L'agonie
La préparation
Le départ, le passage
Hameçons |  Aide aux défunts
Le suicide |  Message de suicidés
La peine de mort
L'euthanasie
L'avortement |  Les fausses-couches
La maladie d'Alzheimer
Le coma
Le départ d'un enfant
Une nouvelle vie (pour ceux qui partent)
Apparence, cadre de vie
Leur seul motif de souffrance
La vie désormais (pour ceux qui restent)
Le deuil
consolations & oubli
Le pardon
Les regrets
La dépouille
Les prières
L'importance de la vie
En guise de résumé




La mort n'est pas un sujet morbide ; bien au contraire ! Savoir ce qu'elle est (vraiment), c'est comprendre et donc apprécier la vie à sa juste valeur.

* *

  « Nous devons remplacer notre vision de la mort par une vision de la vie. La vie qui poursuit son chemin. »
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  Le germe est la mort du grain.
  Les petits habitants dans la terre ne voient que sa mort,
  parce qu'ils ne voient pas la pousse
  qui est au-dessus de la terre.

  Ne crains pas la mort, elle n’existe pas.
  Si tu agis avec moi, tu ignores la mort.
  Prends garde, ce que je viens de dire est grave.
  La certitude de la mort est le stimulant des faibles.
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 « Ceux qui naissent se dirigent vers la mort et ceux qui meurent reviennent à la vie. La mort n’est pas une fin mais un passage. Elle est continuation de cette vie dans une autre condition. L’âme, reliée au Créateur, continue d’exister de manière autonome, détachée de l’enveloppe corporelle.
 L’homme est formé de deux éléments antinomiques qui sont le corps et l’âme.
 Le corps est l’habit de l’âme, l’âme est l’intériorité de l’homme et permet au corps de fonctionner. Elle est une force spirituelle donnée par le Créateur.
 L’âme d’un défunt peut revenir dans un nouveau corps afin de terminer un travail inachevé dans sa vie précédente. »
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 « La mort est le seul évènement important de la vie, prépare-toi ; il faut arriver à la mort l’esprit réjoui. »
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 « La mort, ce n'est pas l'obscurité, c'est la lampe qui s'éteint parce que le jour se lève. »
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 « Ce qui est basé sur l’amour survit même après la mort, les liens tissés par l’intérêt se dissolvent d’eux-mêmes lorsque l’intérêt disparaît.

 Oui, la réincarnation existe : une âme prédestinée reçoit un « véhicule » terrestre. La spirale d’incarnations successives l’oblige à se nettoyer de l’intérieur. Les anges gardiens -ces âmes qui assurent le suivi de la vie terrestre- y veillent scrupuleusement. »






___un sujet tabou___

  « Les hommes, n'ayant pu guérir la mort, la misère, l'ignorance, se sont avisés, pour se rendre heureux, de n'y point penser. »
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 Sorcier indien Yaqui : « Ce qui ne va pas chez les êtres humains, et ce, depuis des temps immémoriaux, c’est que, sans se le formuler clairement, ils ont l’impression d’être immortels. Ils se comportent comme s’ils ne devaient jamais mourir. Les sorciers, eux, ont une voix qui leur chuchote sans cesse à l’oreille que tout est éphémère. »
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 « Personne ne semble prêt à discuter de la mort. Pourtant c’est l’évènement le plus naturel, le seul moment inévitable par lequel nous passerons tous. L’un des principaux reproches des mourants est ce refus de leur famille d’aborder ce sujet avec eux. Certains racontent leur profond embarras en constatant que leurs amis en arrivent à les éviter. Un malade m’a dit qu’il avait l’impression d’être un pestiféré quand il marchait dans la rue, parce que ses connaissances changeaient de trottoir ou se cachaient dans des portes cochères. "La mort n’est pas contagieuse, s’est-il plaint. Mais j’ai l’impression que la plupart de mes amis pensent le contraire et qu’ils évitent même de prononcer ce mot."

 Pourtant, chaque fois que j’ai l’occasion d’être en contact avec des malades en phase terminale, ils me posent la même question : "Qu’est-ce que la mort ?" Je ne peux alors que leur faire part de mes convictions. La « mort » n’est que la transition d’un monde à l’autre. Mais chacun à notre manière avons peur de l’inconnu. »
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 « Notre société voue un culte à la jeunesse et au progrès, et la mort est un sujet évité, passé sous silence. Notre société en parle comme s’il s’agissait d’un acte contre nature ou immoral. Nous considérons la mort comme une maladie à vaincre, mais elle n’est pas un ennemi à vaincre, elle fait partie intégrante de la vie, et même, elle donne sens à l’existence. Car en posant la limite du temps que nous avons à vivre, elle nous pousse à en faire un usage productif. Il faut apprendre à voir la mort comme un compagnon invisible mais amical dans le voyage de la vie. Que l’on meurt jeune ou vieux importe moins que de vivre pleinement les années qu’on aura eues. Et par "vivre", n’entendons pas accumuler frénétiquement expériences et richesses, mais plutôt vivre chaque jour comme si c’était le seul qui nous reste. Nous voulons dire trouver une paix et une force qui fassent assumer les déceptions et les souffrances de la vie en s’efforçant toujours de découvrir les moyens d’accéder à la joie : se réjouir du bourgeonnement des feuilles au printemps, s’émerveiller de la beauté du soleil levant et couchant, se réconforter d’un sourire ou d’une caresse, s’éblouir de voir un enfant grandir, partager l’enthousiasme et la confiance sans complexe des enfants pour la vie. Vivre.

 Se réjouir de la chance de vivre chaque jour nouveau, c’est se préparer à l’acceptation finale de la mort. Car ce sont ceux qui n’ont pas vraiment vécu qui prennent le plus mal la mort, ceux qui ont négligé les choses vraies de la vie (aimer et être aimé, contribuer au bonheur et au bien-être des autres). VIVEZ, pour n’avoir jamais à dire : « Mon Dieu, comme j’ai gaspillé ma vie ! »

 C’est de mes patients mourants que j’ai appris ces leçons. Dans leur souffrance et leur mort, ils comprenaient que nous n’avons que MAINTENANT.

 Il est difficile d’accepter la mort dans cette société parce qu’elle n’y est pas familière. Bien que se produisant tout le temps, nous ne la voyons jamais. Quand une personne meurt, on l’emporte bien vite. Nous éloignons les enfants de la mort, croyant les protéger. Mais nous ne leur rendons pas service en les privant de cette expérience. En faisant de la mort et de l’acte de mourir un sujet tabou et en éloignant les enfants des mourants, nous créons une peur inutile. »
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 « La mort est devenue un désordre macabre. Les malades meurent cachés dans des hôpitaux, avec pour seule compagnie des machines qui ont pris la place des parents et des amis. Nous avons oublié comment mourir, car cet événement ne fait plus partie de la vie courante. Parallèlement nous avons oublié comment vivre. »
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 « Ce sont nos sociétés qui ont fait de la mort un tabou, quelque chose que l’on cache, occultant le fait que la vie se poursuit après, que nous continuons d’évoluer indéfiniment, avec le monde, avec l’univers. Aussi la mort est-elle perçue comme un évènement catastrophique, relégué au dernier rang de nos préoccupations, nous laissant démunis quand elle frappe à notre porte. C’est la conception même de la mort et de la vie, telle qu’elle nous a été inculquée, qu’il faut changer.

 « Très souvent il y a un contraste énorme entre le bien-être du défunt, qui s'épanouit dans l'au-delà, et la tristesse quelque fois inconsolable que ressentent ceux qui sont restés. Le message que me délivre le défunt est alors toujours le même : « Je vais bien ! Dites-leur d’arrêter de pleurer ! »
 Quand une trop grande tristesse persiste chez les vivants, elle devient un lourd fardeau pour les morts concernés, freinant leur évolution. Cela démontre les limites et l’absurdité de notre conception actuelle de la mort. »






___qu'est-ce que la mort ?___

  « Pour le corps médical la mort est un échec. Pour un ami ou un parent c’est une catastrophe. Pour l’âme, la mort est un soulagement, une libération.

 (...) Pour l’âme la tragédie est d’être dans le corps, alors bien entendu elle voit la vie de façon fort différente. C’est la source d’une grande partie de la frustration et de l’anxiété que l’on ressent dans la vie. »
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 « Quand on "meurt", l'âme se glisse hors du corps et entre dans le domaine spirituel. Si la mort est violente, elle le quitte rapidement, parfois même avant le décès effectif. Si une personne est victime d'un accident ou du feu, par exemple, son âme pourra s'élever et trouver la paix avant la manifestation des douleurs, alors que son enveloppe charnelle paraîtra encore vivante pendant quelques instants. »
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 « C'est maintenant que votre foi est nécessaire, quand il faut croire l'incroyable. Vous rencontrerez beaucoup d'incrédules qui trouveront toujours un prétexte pour ne pas croire, même avec l'évidence sous les yeux. C'est normal, ainsi est faite la vie terrestre.
 Nous ne donnerons jamais de preuves matérielles pour que l'on nous croie, mais nous consoliderons la foi. »
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 « Les sentiments que l’on a cultivés pendant notre vie, on les emporte avec nous au moment de mourir et ils conditionnent ce que l’on va vivre de l’autre côté. Mais surtout ils déterminent la durée de notre passage entre notre réalité ici-bas et l’au-delà. Plus ces sentiments sont alourdis par nos peurs, plus long sera notre passage ! »
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 « C’est la quantité de peurs, de regrets, de haine ou de jalousie qu’un individu emporte avec lui qui détermine si à sa mort, il se retrouvera bloqué et incapable d’accéder à la lumière, ou si une quantité suffisante parviendra à pénétrer jusqu’à lui et lui permettra de recevoir l’aide des guides. »
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 - Et les gens qui meurent par accident ? Avaient-ils terminé leur expérience ?
 - T’imagines-tu encore que les gens meurent par accident ?
 - Tu veux dire que tel n’est pas le cas ?
 - Rien dans l’univers n’arrive par accident.
 - Si je pouvais me convaincre que cela est vrai, je ne porterai plus jamais le deuil...
 - Porter le deuil pour eux, est la dernière chose qu’ils voudraient que tu fasses.
 Si tu savais où ils sont, et qu’ils sont là selon leur propre choix supérieur, tu célèbrerais leur départ, tu laisserais ton cœur s’emplir de joie. »
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 « La mort éventuelle d’êtres chers me paraissait un châtiment terrible. Je ne m’imaginais pas pouvoir vivre sans mon mari et ma mère. Fin 2010, en quelques mois, j’ai perdu l’un et l’autre. Voici ce que mes guides m’ont dit, suite à ces deux décès consécutifs : « Rappelle-toi, tu t’es mise d’accord avec ceux qui sont partis pour vivre cette expérience. C’est toi qui l’as choisie, en accord avec eux, car c’est une expérience bénéfique pour ton évolution. »


  « Savoir que nos morts ne sont pas morts, qu’ils continuent de vivre dans l’au-delà et que nous nous étions mis d’accord avec eux au préalable sur le fait qu’ils partiraient pour le bien de nos évolutions respectives, cela ne change-t-il pas tout ? La peur de mourir, de voir ceux qu’on aime nous quitter, la culpabilité que l’on ressent quand cela se produit… sont autant de sentiments dus à notre conditionnement culturel, aux mœurs de l’époque où nous avons grandi. N’est-il pas temps de balayer toutes ces émotions sclérosantes et négatives qui nous collent à la peau à chaque fois que le sujet de la mort est évoqué, et à chaque fois qu’elle frappe un être cher ? »








___des messages qui dérangent...___

  « Nous avons souvent le départ que nous méritons, dis-le bien, dis-le souvent aux membres de ton groupe. »
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 « C’est grande justice que d’avertir l’homme :
tu récolteras ce que tu as semé. »
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 « Il y en a pour qui la terre est le paradis et restera longtemps leur meilleur passage.
 Ne croyant ni en Dieu ni à la survie, ils ne trouveront dans un autre plan que leur propre négation, et leurs chaines seront lourdes après leur mort ; leurs désirs ne seront plus que des désirs ; ils ne connaitront pas l'assouvissement. »
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 « La mort est seulement un changement de vie. Le fait de mourir ne fait pas perdre la conscience, c’est pour cela que certains souffrent tant ici. Ce qui ne se paye pas sur terre devra se payer ici.

 « (...) Cela ne convient pas à tout le monde que l’on sache que la vie continue. »
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 « Les habitudes, les désirs et les tendances acquises durant la vie terrestre sont enracinés dans l’esprit et restent avec l’individu après qu’il ait quitté son corps physique, jusqu’à ce qu’ils soient éliminés par la volonté.
  (...) Lorsque quelqu’un est dominé par une opinion bornée, sa croissance spirituelle est inhibée. Sa croyance retient son esprit dans un état de stagnation.  »
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 « Nous nous manifestons toujours d’une manière ou d’une autre auprès de nos familiers, pour montrer que nous sommes présents et vivants, mais la plupart ne se rendent pas compte ou refusent de voir. Ils préfèrent penser qu’après la mort physique c’est le néant, car le fait de croire en notre existence implique un changement d’attitude dans la vie, dans les idées, et cela ennuie beaucoup de monde. »
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 « Vous réalisez que ces messages dérangent bien du monde ! En effet, plus on est égoïste, moins on veut souffrir et moins on accepte le sens de ces messages. »
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 « Les messages rencontreront, donc vous aussi, toutes les réactions d'opposition possibles : silence méprisant, silence ironique, attaques haineuses, etc. Vous laisserez faire, vous laisserez dire... Nous continuerons notre chemin. »
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 « Après avoir subi le changement de la mort, une grande majorité des gens sont dans l’ignorance totale de leur condition, et restent liés pendant un certain temps au plan terrestre par leurs croyances erronées. »

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Lors d’un contact, un défunt s'insurgea :

"Comment se fait-il que des choses aussi importantes ne soient pas enseignées dans l’Eglise ? Ils sont criminels de ne pas en parler. Cela m’aurait éviter bien des angoisses de ce côté-ci dans les premiers temps."






___la peur de la mort___

La mort. Ici l’âme se trompe – lorsqu’elle a peur.
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 « Au niveau inconscient, le désir et l'instinct de rester en vie sont insurpassables. Beaucoup d'entre nous fonctionnent à partir de l'ego et refusent même d'envisager que la vie a une fin. »
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 « La peur de la mort exerce une profonde influence sur nous. Elle explique les crises de la quarantaine, les disparités d’âge dans les liaisons amoureuses, les opérations esthétiques, l’obsession de la ligne, de la jeunesse, de la richesse… »
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 « En réalité, vous ne "mourez" pas, vous ne faites que quitter cette carapace physique, à la manière d'une coquille d'œuf vide. »
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 « On ne meurt pas. Quand le corps se défait, l’essentiel se montre. On s’imaginait craindre la mort : on craint l’inattendu, l’explosion, on se craint soi-même. La mort ? Non. Il n’est plus de mort quand on la rencontre. Mon frère m’a dit : " N’oublie pas d’écrire tout ça… "  »
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 « Il n’est jamais de solitude pour ceux qui meurent.

 J’ai vu l’égoïste ou l’avare, celui-là même qui criait si fort contre toute spoliation, parvenu à sa dernière heure, partager ses biens dans une équité dédaigneuse. J’ai vu le blessé pusillanime, le même qui eût hurlé pour appeler à l’aide au premier danger, une fois rompu véritablement, repousser d’autrui toute assistance si celle-ci pouvait faire courir quelque péril à ses compagnons.

 Celui-là que la mort a choisi, occupé de vomir son sang ou de retenir ses entrailles, découvre seul la vérité. Alors commence l’agonie qui n’est plus que balancement d’une conscience tour à tour vidée puis remplie par les marées de la mémoire. Elles vont et viennent comme le flux et le reflux, rapportant, comme elles les avaient emportés, toutes les provisions d’images, tous les coquillages du souvenir, toutes les conques de toutes les voix entendues.

 Certes, j’ai vu des hommes fuir la mort, saisis d’avance par la confrontation. Mais celui-là qui meurt, détrompez-vous, je ne l’ai jamais vu s’épouvanter.

 Pourquoi donc les plaindrais-je ? Pourquoi pleurer leur achèvement ? »
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 « Je rapporte ici, de mémoire, quelques ultimes paroles de mourants. Elles témoignent de la calme acceptation avant le grand départ. Y compris ce riche homme d’affaire qui le matin même rabrouait encore avec hargne visiteurs et soignants :

« Cet océan de fleurs qui s'avance vers nous, vous le voyez aussi ? Hein, vous le voyez ?

 « Tout à l’heure, j’ai vu ma mère au pied de mon lit, alors que je l’ai enterrée voilà plus de dix ans ! Je crois bien qu’elle est venue me chercher. Il me tarde de la revoir.

 « Je m’en vais. Oh ! que c’est beau ! C’est magnifique !...

 « Mon Dieu, ils sont tous là, tous mes ancètres sont là. Merci.

 « Cette lumière blanche, que c’est beau ! Je n’ai jamais vu une lumière aussi belle et aussi blanche.

 Des infirmières accompagnant les mourants témoignent aussi :

« J’ai remarqué que bien souvent, au moment de la mort, certaines personnes disent voir des parents ou amis décédés au pied de leur lit. C’est assez fréquent, mais peu de gens en parlent.
 Une grand-mère nous a ainsi demandé un jour de regarder l’ « ange lumineux » qui était soi-disant derrière nous. Elle a tellement insisté que, pour ne pas la contrarier, nous nous sommes retournées, mais bien sûr il n’y avait rien.

 En occident nous évoluons dans une société spirituellement sous-développée, dans laquelle on nous inculque depuis notre plus jeune âge que la mort signifie le néant. Autrement dit, que la vie est étroitement liée à la matière. Or l’expérience m’a montré qu’au moment de la mort nous sommes tout à fait prêts à accepter une autre réalité. Une réalité qui intègre la notion de survivance. De nombreux soignants travaillant en réanimation ou soins palliatifs, montre qu'à quelques minutes de l’échéance, le plus incrédule devient croyant, le plus athée invoque Dieu. »
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 « L'homme souffre de la disparition physique d’un être cher ; s’en tenant à l’immédiat, il lui est difficile de comprendre que la vie est éternelle et une, et qu’elle se poursuit autant après la mort qu’avant.

 Si tout ce qui pouvait être retiré d’une incarnation l’a été, alors les conditions karmiques du « départ » entrent en action et l’âme-personnalité se retire d’un véhicule devenu inutile. La mort est la circonstance la plus grandiose pour l'homme délivré des superstitions qui entourent ce magnifique « transfert ». Il n’y a pas de pire sottise que la crainte de la mort. »
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 « Lors de mes conférences, j'ai été surpris de rencontrer des gens qui, bien qu'ayant un point de vue religieux très traditionnel, semblaient les plus apeurées par la mort. »
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 - Vous rendre au Pakistan est pure folie, déclara un ami de Gandhi. Vous pouvez être sûr de vous faire assassiner !
 « Personne ne peut écourter ma vie d'une seule minute, répondit-il. Elle appartient à Dieu. »
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 « La mort souveraine libère et soulève l'âme jusqu'aux portes ouvertes du Ciel. Le corps est déserté, mais l'âme, heureuse de s'évader, sait qu'elle ne cessera jamais d'exister. La mort est son amie, celle qui détient la clé de sa prison. Le corps et le mental la fuient. L'âme l'espère. »

 « (...) Cependant, même pour ceux qui savent, la séparation physique d'avec un être cher, ne se fait pas sans déchirures. »






___l'agonie___

  « L'extinction de la vie organique amène la séparation de l'âme et du corps par le dégagement progressif du fluide périsprital de tous les organes (le périsprit, est l'enveloppe fluidique de l'âme. Pénétrant le corps dans toutes ses parties, elle lui sert de véhicule aux sensations physiques). La séparation n'est complète et absolue que lorsqu'il ne reste plus un seul atome du périsprit unie à une molécule du corps.
 De ceci il résulte que la souffrance qui accompagne la mort est subordonnée à la force d'adhérence qui unit corps et périsprit. Plus l'affinité est grande, plus les efforts de l'Esprit pour se dégager sont longs et pénibles ; mais il est des personnes chez lesquelles la cohésion est si faible que le dégagement s'opère de lui-même, que l'Esprit se sépare du corps comme un fruit mûr.
 Chez l'homme matériel et sensuel, celui qui a plus vécu par le corps que par l'esprit, pour qui la vie spirituelle n'existe pas, tout a contribué à resserrer les liens qui l'attachent à la matière. Rien n'est venu les relâcher pendant la vie. Lors de sa mort, son Esprit, au lieu de s'abandonner, résistera de toutes ses forces.
  Chez l'homme dont les pensées se sont détachées des choses terrestres, le dégagement est presque complet avant la mort réelle. Le corps vit encore, que l'âme est déjà entrée dans la vie spirituelle et ne tient plus que par un lien qui se rompra sans peine au dernier battement du cœur.

 Dans la mort violente, le dégagement du périsprit, qui ne peut jamais s'opérer instantanément, ne commence donc qu'après la mort. L'Esprit, saisi à l'improviste, se croit encore vivant, et prend son corps fluidique pour son corps matériel. Chez ceux dont l'âme est épurée, cet état est de courte durée ; chez d'autres, il peut se prolonger pendant des années. Cela est très fréquent, même dans les cas de mort ordinaire. »
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  « Il est important d’établir un climat spirituel positif au moment du décès. On peut y parvenir en expliquant à la personne que nous avons tous un esprit ; que notre identité ne meurt pas ; que des êtres chers nous accueillent dans l’autre monde et que des guides nous accompagneront.
 Si une conversation directe de ce genre n’est pas possible, une prière silencieuse ou une visualisation positive contribueront à créer un contact avec les guides. »
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 « La disparition de la lumière plonge l'homme dans le sommeil, qui est une mort artificielle.

 Cette agonie du jour dans l’ombre est une réplique de ce que nous éprouvons au moment de la mort.

 La terre devient ténèbres ; nous ne distinguons plus le créé, nous traversons ensuite une région ténébreuse comparable à la nuit. Nous sommes emportés dans l’espace comme des nuages dans un soir obscur, puis l’aube céleste se lève enfin pour nous ; mais nous sommes encore loin de Dieu, aussi loin que le soleil est loin de la terre. Nous éprouvons la chaleur divine, mais nous ne sommes qu’au royaume des anges. Bienheureux ceux qui par leurs vertus ont pu échapper au royaume douloureux, car l’ascension de la vie surnaturelle commence pour eux.

 Dans ce voyage nous n’avons pour nous soutenir que notre double. Ce deuxième personnage dans lequel nous entrons après la mort ; jamais je ne te recommanderai assez de travailler à le perfectionner. Inlassablement, purifie ton double. »
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 « Le somnambule qui pense, qui voit, qui a conscience de sa liberté morale, ne croit pas dormir. Il en est de même chez l'homme qui vient de mourir et pour qui la mort est l'anéantissement de l'être ; or comme le somnambule, il voit, il sent, il parle ; donc pour lui il n'est pas mort, jusqu’à ce qu'il ait acquis l'intuition de son nouvel état. Cette illusion laisse toujours l'Esprit dans une certaine anxiété. »
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  Un médium assistant le départ de son père :

  « La vie ne s'arrête pas. La mort n'existe pas. Nous sommes dans un moment de dissolution. La vie de mon père se transforme. Elle se métamorphose en se détachant cellule par cellule de la matière, et est en train de redevenir lumière. Mon père est en train de naître autre part. »






___la préparation___

  « Narcissa songeait souvent à la mort. Elle savait que son heure approchait, mais elle en avait peur. Sa famille l’aimait visiblement beaucoup, mais je n’entendais jamais personne aborder ce sujet douloureux.

 Il me revenait apparemment d’en parler. J’ai donc demandé à Narcissa quelle vision elle en avait. Voyant ses peurs, je lui ai expliqué que la mort était une phase magnifique de la vie. Je lui ai dit qu’elle n’avait aucune raison d’avoir peur, qu’elle ne serait pas toute seule, que des guides et des maîtres l’aideraient à s’élever, et qu’elle se sentirait merveilleusement aimée.

 J’éprouvais une certaine appréhension dans ma démarche, car je savais qu’elle voulait que je l’assure qu’elle allait guérir. Or, mon Guide m’incitait au contraire à lui dire qu’il était temps pour elle de savoir la vérité, en insistant sur le fait que le peu de temps qui lui restait devait être consacré à sa jeune fille, afin de développer un lien positif avec elle, de lui laisser de beaux souvenirs et d’alléger les regrets.
 Par la suite, j’ai appris par d’autres personnes qu’elle avait eu le sentiment que je lui ôtais tout espoir. Un jour, alors que j’étais sur un lit d’hôpital, angoissée et souffrante, Narcissa m’est apparue sous forme éthérique pour me remercier, car j’étais la seule à lui avoir dit la vérité.

 Mes Guides m’ont dit que je possédais la clarté et l’intuition visuelle, mais qu’il me manquait une compréhension émotionnelle de la souffrance. Mon propre combat m’a appris l’empathie et la compassion, qui m’ont fait apprécier de l’effort complexe qu’exige la capacité au lâcher-prise de l’existence physique.

 [...] Il ne faut jamais remettre une conversation importante à plus tard, ne jamais retarder l'expression de son amour. Posez-vous la question : "Si je devais mourir aujourd'hui, quels regrets aurais-je ?" »
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 « Entrer en relation avec un mourant, c'est bien sûr lui tenir la main, le prendre dans ses bras, mais ce sont aussi toutes les occasions de contact corporel que représentent les soins, les pansement, la toilette... Autant de possibilités de faire passer un message, de faire sentir qu'il s'agit d'une rencontre de personne à personne.

 Face à quelqu’un qui meurt, la dimension spirituelle passe par votre façon d'être physiquement dans la pièce, de vous asseoir, d'être là. Dans un service de soins palliatifs, on ne peut pas grand chose à part traiter les symptômes, la douleur. Il ne vous reste donc que cela : offrir votre présence.

 À cela il faut ajouter qu'en fin de vie la perception sensorielle change. Quand tout l'univers se réduit à une chambre, de minuscules détails deviennent importants ; un sourire, une façon autre d'être touché... »
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Au chevet d’un mourant :

 « Tu peux lui parler sans hésitation ; ce que tu auras à dire te sera inspiré. Toute mission rédemptrice (*) est certaine de l’assistance de Dieu.
 Oui, c’est bien moi qui t’ai fait partir, sur l’ordre que j’avais reçu ; cette pauvre âme avait besoin d’entendre des paroles fortifiantes. »






___le départ, le passage___

  « Tout d'abord, les âmes ne comprennent pas. « Je suis perdue » se disent-elles, « que fais-je là ? ». La sensation de froid et de solitude..., puis doucement, la prise de conscience qu'il existe autre chose, ailleurs.
 Alors, il faut qu'elles sachent, ou qu'on leur dise, qu'elles aillent vers la Lumière et les chants. Elles entrevoient encore la Terre qui s'éloigne mais le Divin est encore loin. Pourtant, maintenant, ces âmes savent... Tout est à portée de leurs mains. Mais comment faire ?
 Sans la prière d'êtres humains sur terre, elles monteront très lentement ou pas du tout. C'est long... long. Le temps dépend de leur travail sur elles-mêmes.

 Priez donc pour ces âmes, pour qu'elles comprennent l'Amour de Dieu et acceptent de saisir la chaleur d'un de ses rayons et, là, elles seront sauvées.

 Si vous saviez combien ces âmes sont abandonnées. Pourtant Dieu est là, au bord du gouffre, prêt à les saisir, mais elles se rétractent, fuient, ont peur, ne comprennent pas. Priez. La prière est un levier qui pousse les âmes à saisir la main de Dieu.

 Elles ne feront le lien entre la vie terrestre et leur passage gris que lorsqu’elles auront atteint la Lumière, si infime soit-elle.
 Ce sera alors encore un moment très dur, car là, elles comprennent et feraient tout pour recommencer très vite et ne plus se tromper. Mais, à ce moment, elles ont beaucoup à travailler ici pour espérer redescendre un peu plus armés.
 Retiens bien tout cela. Dis-le. Dis-le à d'autres. »

« Dans l'avion, je laisse mes pensées divaguer en regardant tous ces gens assis à côté de moi. Savent-ils ? Tous ceux qui ne courent qu'après la réussite matérielle, réalisent-ils que lors du grand passage, ils ne comprendront pas ? Ils ne comprendront rien. Leur âme se perdra dans ce lieu de "grise solitude".
 Combien le savent ? Combien ont oublié le sens du spirituel ? Comme dit le philosophe, "les gens se préoccupent de leur avenir, rarement de leur éternité." »
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 « Ton envol atteindra la hauteur que tu lui auras fabriquée pendant ta vie. Chacune de tes journées doit être une nouvelle plume piquée à tes ailes. Plus tes ailes seront grandes, plus elles t’emporteront dans des régions élevées. »
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 « L'envol au moment de la mort sera supporté par le coussin éthéré des actions vraiment charitables, c’est-à-dire motivées sans aucune attente pour la gratification de l’ego. »
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 « Notre mort sera à l’image de notre vie. »
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 « Parce que j’ai toujours cru en une vie nouvelle en Dieu après la mort, je n’ai jamais ressenti de véritable tristesse lors de la mort de mes proches, y compris celle de mes parents. »
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 « Les hommes instruits ne se lamentent ni sur les vivants, ni sur les morts. »
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 « Ma mamie, je l’ai conquise, elle m’a comprise. Sa Foi, sa confiance en Dieu l’ont sauvée, elle a obtenu cette grande sérénité qui lui permet de penser aujourd'hui : « Je ne regrette rien. » Tant elle est sûre que sa petite Paqui est heureuse. »
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 « J'étais dans un grand hall. Je me souvenais être déjà venu là pendant mon sommeil. Beaucoup de gens étaient groupés là... Ils attendaient leurs proches qui rentraient pour toujours ou d'autres qui étaient seulement de passage, en visite pour quelques heures. Tu sais, la fameuse frontière dont je t'ai parlé [ "Il existe une frontière où les défunts et les vivants se retrouvent, mais il vous faut être profondément endormis." ]. On dirait un grand hall de gare. J'ai d'abord cru que j'allais repartir comme d'habitude, mais non, mon guide m'a dit : « C'est fini, tu es de retour chez toi ! » J'étais un peu sonné ! Tout semblait si simple !
 « (...) Je regardais partout si j'apercevais l'un de vous, mais non... Je ne pouvais m'empêcher de penser à votre chagrin... »
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 « Celui qui arrive ici, d'un certain âge, par maladie ou mort naturelle, est toujours reçu par un membre de sa famille qui l'a accompagné dans ses derniers instants terrestres. Il arrive très souvent que ces personnes perçoivent dans leur chambre la présence de ceux qui sont venus les chercher ; au pied du lit, près des portes, au plafond...
 Aussi, au moment du dernier soupir, ils sont tranquilles parce qu'ils ont perçu ce qui se passait et la transition est parfaite. Ils aperçoivent une belle lumière qui brille sans éblouir, et ne ressentent aucune peur parce qu'elles sont avec des familiers. Mais parfois elles hésitent en voyant la douleur de ceux qui restent. C'est pourquoi il ne faut pas s'accabler à l'excès, surtout quand on sait le mal que cela nous fait. Au contraire, il faut nous souhaiter un bon chemin vers la lumière.

 Le décès par accident ou assassinat sont différents parce qu'on se trouve projeté dans l'autre monde, sans comprendre ce qui nous arrive, ni pourquoi ceux qu'on aime crient et pleurent. Ce sont des âmes choisies pour viennent accueillir. »
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 « Même en cas de mort violente nous sentons la mort qui avance comme un parfum d’abord lointain qui se fait de plus en plus fort à mesure que nous approchons d’elle. »
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 « Celui qui a la connaissance et qui sait combien l'errance entrave l'évolution, choisira de fermer ses yeux à la Terre et à la douleur des siens pour s'éloigner dans les ondes de Lumière.
 Rien n'est sécurisant dans les ondes près de la Terre. Bouleversées par les énergies du bas astral, elles rendent vulnérable l'esprit en déroute. Les guides sont proches de vous, mais vous seul pouvez agir car votre libre arbitre est maître de votre vie.
 N'ayez donc pas peur de votre départ et ne soyez pas attirés par l'illusion de vos biens. Et surtout, ne vous acharnez pas à vouloir rester près des vôtres dans l'illusion de la matière. Car lorsque vous aurez rejoint les ondes de la Lumière, vous vibrerez avec une autre liberté, et serez tout près des vôtres. Vos énergies vous permettront de les aider bien plus efficacement. »
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 « L’esprit qui a des aspirations élevées, réalise rapidement que rien ne l’éloigne davantage de ceux qu’il a laissé que les liens avec la matière. En effet, ce n’est que lorsque nous en sommes complètement affranchis que nos sens psychiques se développent. En résumé, étrange paradoxe : « plus nous nous éloignons, plus nous sommes près de vous ». Nous devenons un canal, dont Dieu se sert pour porter son message d'amour. »





___hameçons___

  « Si  au moment de mourir un individu baigne dans la peur, les regrets, la culpabilité ou la déception, il risque de se retrouver ancré dans des plans aux vibrations inférieures, qui vont le restreindre, le confiner. Et il s’avère difficile pour les guides d’aider ces esprits-là, parce qu’ils ne peuvent aller à l’encontre du libre arbitre, ni pénétrer dans la densité que provoquent les attitudes négatives. Par conséquent, les esprits enchainés à la Terre ou confinés dans des plans inférieurs doivent se libérer de leur attachement au passé et se concentrer sur des pensées et des sentiments positifs, avant que des guides et des aides puissent les atteindre.
 Lorsque l’on parvient au lâcher-prise, une expansion de conscience et un allègement énergétique se produisent dans le corps non physique, qui se trouve soudain libre de s’élever vers les sphères supérieures. Il est alors possible d'entrer en contact avec les êtres de lumière. »
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 « Les moines taoïstes ne partent pas à la recherche des morts en voyageant dans l'astral. Ils cherchent à comprendre ce qui entrave l'évolution des défunts en communiquant avec eux par l'intermédiaire des jeunes enfants de la famille qui les consulte. Ils se servent donc de la médiumnité naturelle des plus jeunes pour entrer en contact avec le "mort malade", et ainsi l'aider à sortir des illusions terrestres dans lesquelles il s'est enfermé. Le convaincre d'accepter de rencontrer les anges venus à sa rencontre aux frontières de la "grande lumière" (barrière infranchissable par un humain de son vivant).
 Nous pourrions dire que cet homme s'était enfermé "en enfer". Dans la plupart des traditions ésotériques, l'enfer se représente comme la faculté ou l'obligation de continuer à satisfaire aux besoins d'un corps moléculaire qui n'existe plus. »
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 « Très souvent, les gens rattachés à la Terre ne se rendent pas comptent qu’ils sont morts. Ou ils ont peur d’aller vers la lumière. Ou ils redoutent un Dieu qui punit, un Dieu en colère. D’autres ne veulent pas quitter les possessions matérielles accumulées au long de leur vie. Certains, ayant abusé de l’alcool ou de drogue, traînent les bars et les soirées afin d’absorber l’énergie de l’intoxication. »
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 « Ceux qui n'ont pas la notion des plans lumineux, qui ont quitté cette Terre en colère, trahis ou négligés par leurs proches. Les incompris, les mal-aimés, lésés par une mort non désirée, ni acceptée. La plupart sont tourmentés de la perte de contrôle sur leur conjoint, leurs enfants, leurs biens. On les pense invisibles, inexistants. Ils ont là. Vivants et morts. Ni vivants ni morts. Ils sont. »
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 « Sans cesse involontairement tu erreras. À tous ceux qui pleureront, tu diras : "Je suis ici, ne pleurez pas." Mais comme ils ne t'entendront pas, tu penseras : "Je suis mort", et à ce moment tu te sentiras malheureux. Ne sois pas malheureux pour cela. »

Image flottante  Défunts en détresse





___aide aux défunts___

  « En occident, le monde de l'invisible n'est pas reconnu comme une réalité. Coupées de cette réalité spirituelle, une majorité de personnes meurent en s'imaginant qu'il n'y a rien après et débarquent dans l'au-delà sans savoir quoi faire et sans recevoir d'aide des vivants qui leur étaient proches. »
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 « Certains restent prostrés dans l’incertitude. Ceux-là ont besoin d’aide et d’amour pour trouver en eux l’équilibre qui leur permettra de s’ouvrir à l’autre dimension. »
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 « La pensée peut avoir un effet direct sur les morts. Nos idées peuvent influer le cours de leur devenir post mortem. Ainsi lorsque nous évoquons mentalement un disparu ; et pour peu que nous soyons concentrés, nous pouvons lui être d’une aide précieuse. »
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 « Quand quelqu’un meurt, il est important que ses proches participent au processus ; cela les aidera dans leur deuil mais aussi à faire face plus facilement à leur propre mort. »

Image flottante  Aide du médium





___le suicide, ne pas le condamner___

  « N'allez pas croire que, s’il ou elle vous avait aimés davantage, il ou elle n’aurait pas mis fin à ses jours. Cela n’est pas vrai. Ces défunts ne raisonnaient pas sainement au moment de leur acte. D’ailleurs, ils souffrent d’observer ensuite les ravages qu’ils ont laissés derrière eux. Ils m’indiquent souvent au cours de nos séances, qu’ils souhaitent que vous ne doutiez pas de leur affection, que vous savez qu’à l’instant de leur départ ils étaient atteints de troubles qui les submergeaient. À l’heure de leur geste fatal, ils ne sont plus conscients que d’une chose : l’existence leur est insupportable, ils ont mal, ils désirent faire taire cette douleur profonde. Certains en viennent à éprouver une telle angoisse qu’il leur faut tout donner pour simplement survivre chaque jour.

 Les proches se torturent souvent pour déterminer comment ils auraient pu éviter la tragédie. La plupart des dépressifs dissimulent parfaitement leur souffrance à leur entourage jusqu’à ce qu’il soit trop tard.

 J’ai trouvé une certaine similitude entre ceux qui ont mis fin à leurs jours. Le déséquilibre s’est d'abord manifesté durant leur jeunesse, sous la forme d’une légère déprime. À mesure que les années se sont écoulées, ils ont eu de plus en plus de mal à supporter leur état et à le cacher à leur entourage. Il n’est pas rare qu’ils recourent à l’alcool ou la drogue. D’autres augmentent les doses des médicaments censés les soutenir, ignorant que l’excès de telles substances accroissait la souffrance qui les taraudait déjà. Certains n’ont pas été entendus par les tiers auxquels ils ont confié leurs tourments. Sans doute parce qu’ils n’ont pas perçu le profond mal être.

 Le grand dépressif a l'impression d'être déjà mort. Son suicide ne fait guère que matérialiser ce qu'il éprouve. »
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 « L'esprit possède le libre arbitre et il peut choisir de s'incarner alors qu'il n'est pas prêt. Lorsque cela arrive, la personne sera en général habitée au long de sa vie par le sentiment de n’être pas à sa place. L’âme n’a pas la maturité nécessaire pour traverser ce qui l’attendait, alors elle cherche une porte de sortie. »
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 « En tant que médium, je suis entrée de nombreuses fois en communication avec l’esprit de personnes qui s’étaient suicidées, et il n’y a alors pas de malédiction ou de destin particulièrement effroyable que l’esprit se doit d’affronter. Ce qui peut lui arriver, c’est de ne pas passer tout de suite dans l’au-delà et d’errer un certain temps parmi nous. Ce qui détermine l’errance d’un esprit du suicidé tient surtout au sentiment de culpabilité que son acte lui inspire. D’autant si ses proches ne le lui pardonnent pas.

 Une fille m’avait demandé : « Ma mère est morte, elle s’est suicidée. Pouvez-vous me dire si elle est dans la lumière ? » Rapidement j’ai ressenti que ce n’était pas le cas, mais je lui ai expliqué que cela ne voulait pas dire que sa mère était maudite, mais qu’elle était sur un chemin un peu plus pénible, retenue par quelque sentiment pesant. Puis l’esprit de la mère s’est manifesté à moi : « Je ne regrette pas mon geste mais je ne peux pas avancer parce que ma fille ne me le pardonne pas. »
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 « Les suicidés ont une immense répugnance à accomplir le premier pas nécessaire pour établir une communication [ médiumnique ]. »
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 « (...) Sachez-le, nos pensées sont le seul moyen de communiquer avec ces malheureux. Envoyez-leur des pensées d’amour, de paix et de pardon. »
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 « Le suicide, lorsque l'on est conscient de ce que l'on va faire est un acte qui provoque une souffrance et nous met [ nous qui nous suicidons ] dans un état d'atroces remords.
 Lorsque vous pleurez, nous vous voyons, et cela nous perturbe. Et ne culpabilisez pas de notre acte, car ce sentiment nous met en défaut. Pardonnez-nous de votre souffrance. Dans l'au-delà, notre sensibilité est grande. Ne nous jugez pas. Dieu nous accorde sa miséricorde, alors vous, soyez indulgents. Accordez-nous vos prières afin que notre douleur s'atténue et que votre discernement nous permette de nous élever. »






___message de suicidés adressé au médium___

(fin du livre de Anne Givaudan : La rupture de contrat)

 « Je te demande de bien vouloir passer ce message qui contient des éléments d’une grande importance pour nous qui avons interrompu le cours de notre vie.

 Beaucoup d’entre les “vivants” se demandent comment nous venir en aide. Dis-leur que :

 Quelles que soient les façons dont nous avons arrêté notre vie physique, il est essentiel que ceux qui restent ne se sentent pas coupables de notre mort.

 Penser que ce sont des événements ou des personnes extérieurs à nous qui ont contribué à notre chute n’a cependant aucun sens même si nous y avons cru nous-mêmes, autrefois.
 Nous demandons à ceux qui ont de l’amour pour nous de ne pas souffrir à notre place car cette souffrance nous alourdit et assombrit tout ce qui nous entoure. Toutes vos pensées nous parviennent avec beaucoup de force car nous sommes encore très proches de la matière de la Terre.
 Priez, méditez pour nous, cela nous aide car les ondes lumineuses que vous nous envoyez de cette façon dissolvent peu à peu les voiles sombres qui nous recouvrent.
 Ne retenez pas de nous l’acte que nous avons commis mais retrouvez les meilleurs moments que nous avons passés ensemble. Remémorez-vous les instants de joie ou de tendresse que nous avons pu vivre ensemble. Voyez la beauté qui fut nôtre, celle que nous n’arrivions plus à percevoir nous-mêmes…
 Parlez-nous comme on parle à une personne que l’on aime, non pour regretter notre départ ou votre difficulté présente, mais pour honorer le chemin que nous avons parcouru en votre compagnie.
 Ne gardez pas nos traces comme des reliques, ne recréez pas des sanctuaires qui nous figent dans un passé douloureux.
 Aidez-nous à rendre notre parcours moins douloureux par l’acceptation et la sérénité de vos cœurs. »





___la peine de mort___

  « Comme dans le cas du suicide, le fluide magnétique de l’âme doit demeurer à l’intérieur de l’atmosphère terrestre jusqu’à ce que l’heure de la mort naturelle de la personne soit venue. Quand un esprit est expulsé du corps par la peine de mort, la personnalité du criminel demeure telle qu’elle était avant l’exécution. En arrivant dans l’au-delà, l’âme est généralement en proie à la colère et à la peur, puisque, fort probablement, elle ignore les lois spirituelles et n’a pas atteint un haut degré d’évolution. Dans la majorité des cas, cette âme errera sans fin dans la dimension astrale inférieure avec des âmes qui lui ressemblent. Comme ces âmes tourmentées ont une propension à la colère et à la haine, elles cherchent souvent à se venger de leur mort prématurée et parcourent la terre à la recherche d’humains manipulables qui, sous leur influence, tueront ou blesseront d’autres personnes.

 Si nous tuons une personne avant que l’âme ait fait son temps sur terre, nous lui enlevons toute chance de s’amender et de se réhabiliter. Il suffit d’un instant pour voir la lumière de Dieu et être transformé. »
__________

 « Il arrive que les esprits de criminels et de meurtriers, ou de personnes ayant été exécutées et animées d’un désir de vengeance, restent longtemps dans la sphère terrestre, où ils tentent de poursuivre leurs activités criminelles. Pour ce faire, ils contrôlent les corps physiques des mortels qui sont vulnérables à leur influence. »





___l'euthanasie___

  « Lorsqu’une personne est artificiellement maintenue en vie, je crois là encore que le plan divin s'accomplit. Chaque maladie ou crise de santé s’accompagne d’une croissance, d’une évolution.

 Un suicide assisté serait la meilleure solution pour mettre un terme à la souffrance et conférer une certaine dignité à la mort. Mais qui peut se substituer à Dieu ? Comment savoir si une âme n’a pas choisi de vivre cette expérience pour éliminer un karma ?
 Il se peut qu’une âme ait accepté avant son incarnation de vivre une telle expérience. Cette situation pourrait favoriser chez les membres de la famille et les amis l’apprentissage de l’amour et de la compassion.

 De toute manière, lorsque le moment voulu pour l’âme de se retirer est venu, elle le fait. La science ne peut arrêter la grande horloge universelle, même si elle a la prétention d’y parvenir, ou malgré tous les efforts qu’elle déploie en ce sens. »






___l'avortement___

  « Je n'ai jamais eu un seul cas où une âme ait rejoint le fœtus au cours du premier trimestre. »
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 « Grâce à ma clairvoyance, j’ai pu constater qu’un cordon d’énergie relie une entité à un fœtus au moment de la conception. Toutefois, je n’ai jamais vu un esprit pénétrer dans un corps avant le quatrième mois. Savoir qu’une entité ne s’incarne qu’après le quatrième mois de grossesse et que la conscience d’un enfant poursuit son existence sous une autre forme, peut contribuer à alléger les sentiments de culpabilité qui accompagnent souvent une fausse couche ou une interruption volontaire de grossesse. »
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  « C'est à la personne qui porte l’enfant de dire si elle veut ou non le garder. C’est un problème à résoudre au cas par cas, et empêcher d’avorter n’est pas quelque chose que l’on doit imposer à quelqu’un. C’est un domaine où il faut relativiser et déculpabiliser car c’est un acte qui est psychologiquement difficile à accomplir. Ce que l’invisible nous enseigne sur le sujet va aussi dans le sens de la dédramatisation : l’esprit qui a mis « une option » sur le fœtus commence à le fréquenter pour définitivement l’habiter au bout de quatre semaines de grossesse. Mais quand on élimine un embryon, l’esprit, lui, poursuit son existence. On ne tue pas une personne, on ne tue pas la vie, qui, elle, est toujours gagnante car le souffle est éternel. D’ailleurs, quand on meurt, il n’est pas rare de retrouver dans l’au-delà ceux que l’on avait perdus lors de fausses couches ou d’avortements. Du point de vue de la conscience de l’âme, l’avortement n’a pas ce poids et cette gravité que l’on donne dans notre réalité, car il s’inscrit dans le mouvement d’une évolution plus globale.

 Par contre, il faut reconnaitre l’existence de cet esprit qui habite le fœtus comme un être à part entière. Reconnaitre un enfant, c’est lui dire : « Je ne peux pas me permettre dans mon existence d’avoir un être humain à élever maintenant. »






___les fausses-couches___

  « Cela nous fait toujours peur quand on voit partir une âme pas assez préparée. Il faut donc que l'âme accumule l'Amour bien avant de redescendre, sinon elle risque de se perdre. D'où les enfants mort-nés ou les enfants morts en bas âge, qui comprennent leur erreur et reviennent vers nous. »
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 « Nous sommes venus au monde en conscience, pour nous réaliser et accomplir ce que nous avions prévu. Cela vaut pour les fausses couches, les bébés morts à la naissance ou peu après. C’est souvent l’esprit qui anime le fœtus ou le bébé qui décide de faire marche arrière. Il m’est arrivé d’entrer en communication avec les esprits de personnes mortes quelques heures après la naissance : « Pourquoi esprit-tu parti ? – Je n’ai pas eu le courage d’affronter mon plan » ou « C’était prévu ainsi pour changer la vision de mes parents, ils avaient besoin de vivre cela pour évoluer. » Ce sont des exemples parmi tant d’autres, mais quelque soit la réponse, il s’agit toujours de choix motivés par des nécessité d’évolution. Ce ne sont ni des injustices ni des punitions, mais des moteurs pour nous faire avancer, nous faire regarder plus loin que nous pour comprendre. »
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 « (...) L'âme en question a changé d'avis avant terme. Déjà traumatisée par de multiples expériences de sa vie antérieure, cette âme a reculé. Tu sais, avant de renaitre, les épreuves que nous aurons à subir défilent devant nos yeux spirituels. C'est effrayant quand on y pense et heureusement qu'à la naissance nous devenons amnésiques.
 C'est pourquoi maman a fait à trois mois de grossesse une fausse-couche. Elle était triste, et moi si heureux de pouvoir prendre la place ! »
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 « ... Malgré l'avis de ses guides et afin de progresser plus vite dans l'affinement de son être, il avait résolu de cumuler les épreuves dans la vie qui l'attendait. Il se sentait tellement fort, tellement conscient de ce qu'il y avait à faire en lui et des erreurs qu'il devait réparer. Mais lorsque vint l'heure de sa naissance, il sentit le poids de sa destinée et cette vie qu'il entrevoyait déjà se transforma bientôt en une frayeur qui l'amena à une sorte de suicide : lorsqu’il sortit de ventre de sa mère, il avait le cordon ombilical serré autour du cou... Ce fut sa façon de dire : "Non, je ne veux plus." »

__________

 « Il nous faut dire un mot d'un grand mystère : l'esprit peut essayer plusieurs corps et ne prendre définitivement possession que du plus fort. Dans la mort des tout petits-enfants, il n'y a pas toujours retour à l'esprit divin, il y a essai de différents corps, ce qui est tout autre chose. On peut en général dire que cet essai ne dépasse jamais sept mois. »





___la maladie d'Alzheimer___

 - Où était mon père pendant la période où il avait l'Alzheimer ? Je veux dire, où était son esprit ?

« Votre père trouve votre question intéressante et il va essayer d'y répondre du mieux qu'il peut.
 Il mentionne que la plupart du temps il était inconscient et avait le sentiment de dormir d’un sommeil léger. À certains moments il était hors de son corps, regardant son corps étendu sur le lit et les gens dans la pièce.
 »

 - Distinguait-il des présences spirituelles autour de lui ?

« Il avait vaguement l’impression d’être entouré d’énergies, mais il ne sut qu’après sa mort de qui il s’agissait.
 Des réponses similaires ont été données par d’autres personnes de l’au-delà qui avaient souffert de la maladie d'Alzheimer. Certains avaient été plongés dans le sommeil pendant toute sa durée. D’autres sortaient souvent de leur corps et avaient même tenté de transmettre des messages.
 »

 - Pourquoi à t-il dû passer par là ?

« Il n’est pas sûr que vous allez comprendre, mais croyez-le ou non, il a choisi cette expérience avant de venir sur terre. Il me dit qu’il devait la subir afin d’être quitte. »






___le coma___

  « Les gens qui sont dans le coma sont en fait dans un état de transition. Ils ne sont pas encore prêtes à passer sur un autre plan… Ils n’ont pas encore pris de décision. S’ils sentent qu’ils n’ont plus rien à apprendre dans la vie matérielle, ils sont alors autorisés à changer de plan. Mais dans le cas contraire ils doivent revenir sur Terre, même s’ils ne le désirent pas. Cette période de transition leur permet de se reposer. »

 « Cet enseignement concordait avec les conclusions de l’enquête menée auprès des individus qui avaient survécu au coma.
Plusieurs de mes malades qui avaient failli mourir m'ont raconté ce type d'expérience.
 »
__________

 « Il arrive que l’âme décide qu’il est temps de quitter le corps. Le processus de dégagement commence, mais l’esprit (l’ego) ne veut pas l’accepter. Après tout c’est la fin de son existence. Alors il ordonne au corps de résister. En cela il reçoit beaucoup d’encouragement du monde extérieur.
 À ce stade tout dépend du désir de l’âme de partir. Et si elle considère qu’elle ne peut plus évoluer à travers ce corps, elle va partir et rien ne l’arrêtera, et personne ne devrait tenter de l’arrêter. »
__________

 « Tout ne s’est pas déroulé comme prévu. Idan devait mourir immédiatement mais il n’a pas pu. Pour ma mère cela aurait été insupportable, même mon père n’aurait pu l’endurer. Alors son corps est resté, mais son esprit s’était déjà éloigné. Pendant huit mois, plongé dans le coma, il a fait des allers-retours entre la vie et la mort pour ménager nos parents. Cela a été une période très dure pour nous tous. Idan luttait à la fois pour et contre sa mère qui ne le laissait pas partir. Elle restait à son chevet, n’acceptant de le quitter que pour quelques heures, quand mon père la relayait.
 Le 28 octobre, n’y tenant plus il avait profité de quelques instants où ma mère était éloignée de sa chambre. Enfin seul, il avait pu s’envoler tel un bel oiseau à qui l’on vient d’ouvrir la porte de sa cage. »
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 « [...] Pendant tout ce temps, ma mère m'avait veillé dans la chambre, où j'entendais absolument tout ce qui se disait. J'insiste : on peut entendre chaque mot quand on se trouve dans le coma. C'est une situation qui peut être terrible : vous appelez, vous criez, mais nul ne s'en aperçoit. Comme dans le pire des cauchemars. »
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 « Les gens plongés dans le coma sont conscients de ce qui se passe autour d'eux alors que leur corps et leur cerveau demeurent sans réaction.
 Un jour, une patiente du Dr Charbonier, dans le coma et intubée, l'a informé qu'elle était en train d'étouffer. Sa voix a résonné dans la tête du médecin, et en vérifiant, il lui a sauvé la vie car elle était bien en train d'étouffer.
 Des médiums ont la capacité de voir l'âme des comateux. Il s'agit d'une silhouette un peu laiteuse, couchée à côté ou au-dessus, ou même plus éloignée du corps physique, jusqu'à se promener dans les couloirs de l'hôpital (et cela n'a rien d'exceptionnel). Dans ce cas le médium voit la corde d'argent qui relie l'une à l'autre.
 Si le comateux est en état de détresse, que l'on pratique sur lui un acharnement thérapeutique par exemple, l'âme est grisonnante, signe qu'il faut laisser la personne partir. A l'inverse, une âme blanchâtre, légèrement opaque, est le signe que la personne peut revenir.
 Dans tous les cas, rappellent les médiums, ils sont accompagnés, ils ne sont jamais seuls. Des défunts, des guides, les veillent. »






___le départ d'un enfant___

  « Un enfant aimant et aimé ne quitte jamais sa mère. Dites-le comme une certitude à toutes les mères que vous rencontrerez.

 J'ajoute que, plus tard, lorsque vous publierez les messages, il devra être précisé que ceux-ci s'adressent surtout à ceux qui ont perdu un être aimé et en particulier un enfant. »

* *

Témoignage d’une mère qui a perdu « le meilleur des fils » :

« Sa patience [ elle parle d'une autre mère ] dans ses terribles souffrances, sa résignation, m’apprit qu’à son exemple je devais courber la tête. Je l’ai fait, et à partir de ce moment, dans le paroxysme de la douleur, je sentais comme sa présence. […]
 Ô mères qui souffrez, sachez vous soumettre à Dieu, et dans la souffrance Dieu vous donnera la JOIE. »

* *

Michel à son père, Marcel Belline :

 « Crois-tu que nous soyons vraiment séparés ? L'énergie qui était mienne est revenue vers toi et maman. Il en est toujours ainsi. L'amour de ceux qui restent et qui pleurent et qui appellent, attire à soi un peu de l'être cher qui s'en va. Quelque chose de lui vit dans leur pensée, habite leur corps. »
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 « Quelle vie perdue, gâchée ! » me dit-on bien souvent. J’acquiesce, tout en sachant que mon interlocuteur fait fausse route. Car j’ai souvent communiqué avec des enfants du monde des esprits qui sont « morts » bébés, « morts » avant terme ou « morts » à la naissance. J’ai parlé avec des adultes, hommes et femmes, « morts » également dans leur enfance mais qui ont survécu, poursuivi leur vie, continué à grandir et à apprendre, et qui vivent heureux et comblés. Dans le monde des esprits, que nous ne pouvons qu’imaginer pour la plupart d’entre nous, notre vie continue. Les enfants rient et jouent, grandissent et apprennent. Dans l’au-delà, un travail nous attend, si nous le désirons. De nombreux habitants du monde des esprits m’ont confié qu’ils mènent une existence active, remplie et passionnante. Mes conversations avec d’innombrables âmes confirment que la poursuite de la vie signifie la poursuite du vécu… dans le plein sens du terme. »

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 « Pourquoi l’enfant innocent ? Il peut faire partie de ceux qui ont décidé de « donner leur vie » pour que le monde prenne conscience et se réveille. »
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Devant un enfant malade qui se meurt :

 « Que voyons-nous d'ici ?
 Une petite âme qui va terminer son cycle terrestre. N'est-ce pas mieux pour elle ? Ici l'amour et la tendresse l'attendent ; chez vous, longues peines, longues souffrances. Que faut-il faire ?
 Certains "Enfants de Lumières" parviennent au travers de leur calvaire à conforter leurs proches, à émettre des vibrations d'amour si pures qu'elles transforment même les plus endurcis des adultes. Ce sont nos Petits Princes, ceux qui savent consoler, où qu'ils soient. »

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 « Il est parfois difficile de comprendre le bien-fondé d'une leçon. Il est difficile de saisir, par exemple, qu'un enfant qui meurt à l'âge de deux ans soit venu ici-bas pour enseigner à ses parents la compassion et l'amour. »
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 « Dieu nous met et nous retire quand c'est le moment. Cela parait injuste pour la famille mais si les gens étaient préparés [ à appréhender la véritable dimension de la Vie ], les douleurs seraient moins grandes. »
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 « Vous ne pouvez pas savoir, mais je vous le dis, combien la pureté est essentielle. C'est une immense grâce pour un être de partir jeune de la Terre. Il est immédiatement en Dieu, immédiatement en contact avec des êtres de lumière.

« Enfant parmi vous, je ne pressentais aucun danger, sauf que quelque chose dans les jours et les heures qui ont précédé l'accident, mais je ne savais pas quoi.

 « (...) J'ai glissé, j'ai eu peur et puis la LUMIÈRE... Entre nous, êtres spirituels, nous discutons des circonstances de notre départ. Nous apparait que lorsque le moment est venu, il est vraiment venu.

- As-tu souffert ?

« Non, à aucun moment ; c'est pourquoi j'ai mis du temps à comprendre ce qui m'était arrivé, je me croyais encore terrestre ! Rapidement, très rapidement, un être de lumière est venu me chercher. »
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 « Que de larmes, que de misères, que d’ignorance vaincue, pour enfin retrouver mon enfant, qui ne m’avait jamais abandonnée. »
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 « Je concentrais toutes mes pensées pour que mon fils reçût l’énergie nécessaire à vaincre la maladie. Pourtant je ne succombai pas à la tentation de prier Dieu de me laisser l’enfant. « Les choses ne sont jamais mauvaises par elles-mêmes, tout dépend de la manière dont tu y penses » a dit Épictète. De mon point de vue personnel, c’eût été une catastrophe de perdre l’enfant. Mais je ne devais pas demander des choses subjectives et personnelles à la plus haute puissance, au Créateur, car Il savait ce qui était juste et pourquoi. Et l’enfant ? Pour lui aussi, le mieux était que la volonté divine s’accomplît, quelle qu’elle fût. Je restai avec mon petit garçon dans les bras, mon petit « je » humain-maternel tremblant pour la vie de l’enfant.

 (...) Mon fils en sortira-t-il vivant ? [ siège de la ville à Budapest ] Nous reverrons-nous encore dans cette vie ? C’est un très grand point d’interrogation… Pourtant, cela ne doit pas me faire souffrir. De ce jeune homme que, pour lui permettre de se réincarner j’ai porté dans mon cœur et qui, maintenant est mon fils, je n’aime pas le corps, la forme manifestée, mais je l’aime en Dieu ! Je ne dois pas m’identifier avec la chair et le sang. Je suis identique au Soi de mon fils – et au Soi de l’univers entier. Je ne peux plus perdre rien ni personne ! Cela ne doit pas faire de différence pour moi si ceux qui meurent me sont liés par la chair ou pas.

 (…) Tout passe sauf l’amour véritable. Nous ne pouvons nous perdre l’un l’autre ! Nous devrons tous, une fois ou l’autre, quitter le corps. Dans cent ans, cela ne sera plus important de savoir qui est parti plus tôt ou plus tard.

 (…) J’étais éperdue de reconnaissance. Dans ce cas, mon désir et la volonté de Dieu avaient été identiques : Il m’avait rendu mon enfant. »






- Pourquoi Dieu a-t-il laissé périr un enfant ?

 « Les tourments suscitent de formidables prises de conscience. Nous ne sommes que des êtres humains, et accaparés par nos soucis, nous avons tendance à oublier les véritables raisons de notre présence ici-bas. Nous nous trouvons sur terre pour tendre la main à autrui, pour connaitre l’amour. Certes l’amour ne va pas sans la perte, mais cette perte-là n’est que provisoire : l’amour perdure à jamais.

 Ces évidences n’ont pas forcément le pouvoir de réconforter d’emblée ceux et celles qui souffrent, mais il convient pourtant de les méditer. L’accablement nous rend plus réceptif à la réalité et favorise finalement l’évolution des relations entre les êtres.

 Quand vous perdez l’un de vos proches, il ou elle n’en continue pas moins à partager vos journées. Croyez-moi, il vient s’assoir dans son fauteuil préféré. Il s’adresse à vous. Sa personnalité détermine largement le genre de signe par lequel il va se manifester à vous. Désirez-vous vraiment vous morfondre et vous répandre en lamentations ? Je crois que, de son côté, le défunt aimerait mieux échanger avec vous les souvenirs de jours heureux. Évidemment, la tristesse vous rattrapera parfois, mais n’oubliez pas que rien ne saurait réjouir davantage votre cher disparu que votre bonne humeur.

 Contemplez les photographies que vous avez conservez de lui. Je vous assure que l’une d’elle s’imposera naturellement à vous : ainsi vous fait-il savoir à quoi il ressemble désormais. Alors vivez ! Cela lui permet de poursuivre son parcours en votre compagnie.

 Il faut apprendre à aimer autrement les proches qui nous ont quittés. »
__________

 « Pleurez sur votre douleur humaine, mais réjouissez-vous de les savoir plus vivants que jamais.
 Vos enfants vous le demandent. Ne soyez point pour eux chaînes pesantes par votre désespoir. »
__________

 « Ne t’impatiente pas. Chaque minute qui passe raccourcit ta vie et te rapproche de moi. »
__________

 « Si l’un des membres du couple est en thérapie et l’autre non, cela même, en soi, peut contribuer à la rupture du couple.

 Chez les parents qui ont perdu un enfant, la mère qui reste au foyer demeure dans un état de choc et de dénégation, tandis que le père, qui sort pour son travail et voit d’autres personnes, passe rapidement à l’étape de la colère (stade 2 -
cf. 'Les cinq phases'). C’est pourquoi 75% des parents ayant perdu un enfant envisagent la séparation dans l’année qui suit le décès il faut amener la mère à exprimer sa révolte, afin que les deux parents se retrouvent au même stade et franchissent les autres ensemble. »

* *

Extrait d'une séance entre une médium et une maman qui a perdu son enfant :

 « Ses lunettes noires ne la quitte pas. Elle trouve injuste qu'elle, sa mère, ait la chance de voir le jour se lever. Seul l'amour qu'elle porte à ses parents et à son mari l'empêche de se suicider. Cependant c'est une lutte de chaque jour, de chaque heure...
 Nathalie avait la foi avant cette épreuve,. mais c'est fini... Comment croire à un Dieu qui laisse mourir les enfants, son enfant ?
 Sa fille de quatre ans, Christelle, s'est noyée dans la piscine d'une maison de vacances. Pourquoi s'est-elle détournée de l'attention de sa fille pour aller chercher son maillot de bain qui séchait plus loin ? Elle ne peut se pardonner ce moment d'inattention...
 Christelle retrouve ses parents la nuit, mais Nathalie n'a aucune conscience de ces rendez-vous nocturnes. C'est normal, son corps terrestre et son mental sont vraiment séparés de l'âme de sa petite fille... De plus, elle ne dort qu'avec de somnifères et ne se souvient d'aucun rêve.
 - La mort n'est pas une punition, Nathalie. Elle n'est une épreuve que pour ceux qui restent sur terre. Christelle s'est réveillée dans un monde paradisiaque. Elle n'a pas conscience d'être séparée de vous. La nuit, quand vous dormez, vous allez la rejoindre. Votre fille a même retrouvé son petit chat blanc, vous voyez lequel ?
 (...)
 - Vous avez toujours choyé votre fille. Elle n'a jamais manqué d'attention.
 - Oui, mais là..., commence-t-elle.
 - Oui, mais là, ce n'était pas le hasard. On vous a éloignée quelques instants... Vous-même n'avez jamais compris pourquoi vous étiez allé chercher votre maillot de bain alors que vous en aviez d'autres qui étaient secs. Vous souvenez-vous ?
 Nathalie reste songeuse.
 - Oui, c'est vrai ce que vous dites... Je me suis fait cette réflexion. Je n'avais nullement besoin de ce maillot de bain. »
__________

 « Ô mes amis ! ne plaignez pas ceux qui meurent prématurément ; c'est une grâce que Dieu leur accorde de leur épargner les tribulations de la vie. »
__________

 « Maman, dis-toi que la terre est un lieu d'épreuves, et que ceux qui vivent peu de temps sont des privilégiés. »
__________

 Voici la vie de Benoît, telle que sa maman a bien voulu me la confier ( extraits ) :

 Son joli bébé tout blond et en pleine santé dans les bras, Joëlle quitta la clinique. Mais en passant devant le service de pédiatrie pour sortir, un frisson glacial lui parcourut tout le corps. Elle s’entendit penser : « Un jour nous reviendrons ici ».
Suite...




 Le poème-message suivant a été inspiré au médium Léo Rosenblum par un fils décédé dans la fleur de l'âge pour son père. Il est emprunté au merveilleux site de l'association Cyclamen (http://asso-cyclamen.fr).

Laisse rentrer le soleil, la musique et les fleurs
Et apaise ton coeur.
Reprends goût à la vie et sèche tous tes pleurs,
Retrouve le bonheur,
Apaise ta rancoeur.

Si la charge de mon corps pour moi est terminée
Car j'en suis délivré
Et je me sens léger,
Je dois monter plus haut, vers la douce lumière
Par des plans successifs voyageant dans l'éther.
Telle est ma destinée,
Elle était bien tracée.

Sais-tu mon cher Papa que ton âme souffrante
Freine mon envolée ?
Je te vois malheureux et ton chagrin me tente
De ne pas vous quitter,
De ne pas évoluer.

Aussi, je t'en conjure en inspirant ces vers
A notre ami Léo,
Souris donc à la vie, change ton visage austère
Et cela au plus tôt.

Progressant vers le monde de Divine Lumière,
Tu tempères mon bonheur en croisant ton regard
Tout rempli de détresse.
Sois aidé par la foi en Dieu et les prières.
Si tu m'aimes vraiment, émerge du brouillard
Car l'osmose spirituelle nous remplit d'allégresse
Et non point de tristesse.

Si tu veux m'écouter - et en cela j'insiste -
Accroche-toi à la vie et ne sois pas si triste.
L'espace nous sépare mais l'amour nous unit.
Vous restez sur la terre, je suis dans l'infini.
Continue donc ta route.
Continue, le destin en a décidé ainsi
De ton cœur chasse le doute.
Je vois qu'il t'envahit, et tu t'éloignes de Dieu :
Ce doute est bien pénible et me rend malheureux,
Car moi, j'ai foi en Lui.

Voilà, ces quelques vers. Tu en auras lecture
Avec tout notre amour.
L'épreuve est difficile, la vie humaine est dure
Au fil des nuits, des jours,
Elle doit être acceptée
Avec courage, patience et puis humilité.
L'épreuve nous grandit, les chagrins nous épurent.
Laissez-moi m'envoler vers le brillant azur.
Après la vie fugace, je vais vers le futur.
Nos liens tiendront toujours
Il n'y a pas de distance
Le temps n'est qu'apparence
Dans le sublime amour.

Merci ami médium travaillant dans la joie
Pour transmettre aux parents un peu de notre foi,
Toujours bien disponible et toujours bienveillant
Traduisant nos pensées tout en les versifiant
En écoutant nos voix.

__________

Cet autre message adressé au médium a pu être délivré à une mère désespérée :

Maman, je ne veux plus te voir souvent pleurer.
Sèche tes larmes de douleur et apaise ton cœur,
N'aie plus contre ma mort cette dure rancœur;
Mon âme est à présent dans la félicité.

De ce karma choisi, abrégeant mon enfance,
J'en acceptais l'épreuve, redoutant ta souffrance;
preuve déchirante pour nos évolutions
Oublie pour ton bonheur, dans notre humble maison,
Le cruel souvenir de ma jeune présence.

Je suis là près de toi, conscient et bien vivant,
Séparé par un voile, dans un tout autre monde
Que la lumière divine éblouit et inonde
Dans l'harmonie, l'amour, nous baignons hors du temps.

Je ne suis plus de chair et tu ne me vois plus.
Bien près de toi pourtant, par mon âme vibrante
Je te ressens fiévreuse, malheureuse et tremblante.
Si tu pouvais comprendre, comme tu serais émue !

Si tu pouvais savoir, comme changerait ta vie !
Mais, tu t'isoles en vain; tu souffres et tu supplies
Et ton chagrin t'égare; tu n'entends pas ma voix
Qui te crie avec force : "Maman écoute-moi,
Je ne t'ai pas quittée, crois-moi, je t'aime encore,
Tu n'es pas séparée de moi que tu adores.
"

Dans ce monde cruel où tu te désespères,
Sache que mon affection pour toi et pour mon père
Vous entoure tous deux avec force et prière.
Je demande à mon guide si généreux et si droit
De vous influencer pour prier avec moi,

Et d'avoir le courage de supporter l'épreuve
Jusqu'au jour où vos âmes auront enfin la preuve
D'une existence toute autre, mais qui n'est pas la vie
Telle que vous la concevez, mais celle des Esprits
Séparés de leurs corps qui redeviennent poussière.

Nous nous retrouverons et nous serons unis
Ensemble et pour longtemps dans ce monde invisible
Nous serons en osmose dans la joie indicible
La mort n'existe pas, je vous le certifie.

Mais certains, minés par la douleur, dans leur triste ignorance
Ne veulent pas admettre les lois de survivance
Connues par tant de peuples dits moins évolués
Qui préparent en leur vie leur proche éternité.

Les cycles évolutifs sont lois de l'univers.
Comme succèdent à l'été, l'automne et puis l'hiver
Et le printemps revient et puis tout recommence
Après la vie, la mort et puis la renaissance
Pour gagner par degrés la Divine Lumière.






___une nouvelle vie (pour ceux qui partent)___

« (...) Donc, si l'on peut entrer en contact avec l'âme d'un décédé, c'est qu'il vit toujours. S'il vit toujours, de l'autre côté ou au-delà des apparences humaines, quelle est alors sa vie ? »

**

 « En arrivant ici, on s’aperçoit qu’on continue d’exister. Habitués à la Terre, on pense à des objets matériels, et comme la pensée maintient ces informations on les voit se préciser autour de soi. De plus, on reste en contact avec les êtres qu’on aime et on est d'abord inconscient de ne percevoir les choses que par eux. De sorte qu’on peut avoir du mal à réaliser que l’on n’est plus du nombre des vivants. »
__________

 « Notre point de départ de cette existence est totalement tributaire de ce que fut notre vie terrestre. »  «
__________

 « Au moment du trépas, l'âme peut rejoindre le niveau auquel elle est parvenue. Nous atteignons toujours l'échelon de développement où nous nous sentons le mieux. »
__________

 « Même ici nous ne sommes rien, tant que nous n’avons pas découvert notre « courant ». Issus de l’espèce humaine, nous en faisons toujours partie. Nous ne savons pas plus que tu ne sais (au delà d’un certain seuil de connaissance, nous serions autre chose), mais nous ressentons ce qui est essentiel : la compréhension du destin de l’homme. »
__________

 « Un esprit a acquis une plus grande lucidité et sa conscience s'est élargie, mais il peut uniquement donner des informations correspondant à son niveau d'évolution spirituelle. »
__________

 « Il faut bien comprendre que passer dans l'autre dimension de l'existence ne signifie pas de se voir révéler tous les secrets de l'univers. Au moment de la mort, seul le corps physique est abandonné. La personnalité demeure identique à elle-même, conservant ses goûts, ses aversions, ses préjugés... Avec le temps un esprit peut accéder à un niveau supérieur, progresser sur le plan de la connaissance spirituelle, mais la décision appartient à l'individu. »
__________

 « Nous travaillons vraiment. Je me donne des buts, je trouve des moyens, je reçois de l'enseignement. L'erreur serait de croire que nous sommes des magiciens, que nous apprenons tout instantanément et que nous pouvons tout découvrir. »
__________

 « Le retour à la maison donne souvent lieu à une fête, avec des baisers, des rires et beaucoup d'humour. »
__________

 « C’est une grande fête ; l’âme sent très vite qu’elle se retrouve chez elle, sauf celles qui ont tellement plongé dans le matériel qu’elles sont perdues. L’âme voit sa vie à travers sa nouvelle compréhension. Personne ne la juge, nous l'aidons à regarder, avec amour, le panier qu'elle remonte.
 Mais alors, quelle déception souvent, quelle surprise d’avoir attaché tant d’importance à des riens pendant sa mission terrestre et d’avoir perdu tout ce temps.
 Ces témoins
d'expériences aux frontières de la mort ] ne mentent pas. Ils disent la vérité qui, plus elle est simple, plus elle fait peur aux hommes embués d’alluvions pseudo-intellectuelles de toutes sortes… »
__________

 « L'aide est possible dans les deux sens : les défunts aiment et aident les vivants, quant à ces derniers, sur terre, ils peuvent être amenés à aider ceux qui, souffrant dans l'autre dimension, cherchent la sortie vers la Lumière. »
__________

 « Il ne faut pas penser à mon âge. Ma vie sur terre a été courte, mais grâce à vous j'ai tout eu, et maintenant j'ai une autre vie, qui est la vie réelle, pour laquelle chacun devrait se préparer. C'est le but de notre passage sur terre. »
__________

 « Je pense par instants avec une joie profonde qu’avant douze ou quinze ans d’ici, au plus tard, je saurai ce que c’est que cette ombre, le tombeau, et j’ai une sorte de certitude que mon espoir de clarté ne sera pas trompé. Ô vous que j’aime, ne vous affligez pas de ce cri que je pousse vers l’attente suprême, ne vous attristez pas de cette impatience, car j’ai la foi que c’est dans l’infini qu’est le grand rendez-vous. Je vous y retrouverai sublimes et vous m’y reverrez meilleur. Et nous nous y aimerons comme sur la terre et en même temps comme au ciel, avec le redoublement mystérieux de l’immensité.

 La vie n’est qu’une occasion de rencontre ; c’est après la vie qu’est la jonction. Les corps n’ont que l’embrassement, les âmes ont l’étreinte. Vous figurez-vous, ô mes bien-aimés, ce divin baiser de l’azur quand il n’y a plus dans le moi que de la lumière ! La manière dont s’aiment les transfigurés fait partie de ce que nous appelons ici le jour. Leur accouplement est rayon. Qui sait si tous nos échauffements célestes pour le devoir et la vertu ne nous viennent pas ineffablement de leur clarté, s’ils ne nous rendent pas ce service de nous faire bons en étant heureux, et s’ils n’ont pas pour loi sublime d’être utiles parce qu’ils sont aimés ? Tâchons d’être un jour parmi eux. Et ici-bas, jusqu’à ce que la grande heure sonne, vous et moi, moi surtout, qui suis si entravé d’imperfections et qui ai tant à faire pour arriver à la bonté, ne nous reposons pas, travaillons, veillons sur nous et sur les autres, dépensons-nous pour la probité, prodiguons-nous pour la justice, ruinons-nous pour la vérité, sans compter ce que nous perdons, car ce que nous perdons, nous le gagnons. Point de relâche. Faisons selon nos forces, et au-delà de nos forces. Où y a-t-il un devoir ? où y a-t-il une lutte ? où y a-t-il un exil ? où y a-t-il une douleur ? Courons-y. Aimer, c’est donner ; aimons. Soyons de profondes bonnes volontés. Songeons à cet immense bien qui nous attend, la mort. »
__________

 « Mes chers parents qui souffrez d'être séparés de moi, songez que nous ne le sommes que par la chair. Acceptez par amour l'idée que nous puissions être heureux différemment et indépendamment d'une vie commune sur terre. »





___apparence, cadre de vie_______

  « Si vous deviez me revoir, vous me trouveriez très ressemblant. Nous nous reconnaitrions immédiatement. J'ai le moyen de me voir. Je n'ai plus de lunettes car je ne suis plus myope. J'ai le même corps mais il possède une certaine fluidité, voire translucidité. Il n'est pas de chair, il est immatériel au sens terrestre, tout en conservant une densité.

 « Nous sommes vêtus en fonction de nos personnalités et des habitudes prises sur terre, mais toujours simplement. Beaucoup optent pour de simples tuniques ou robes.

 « (...) Je suis constitué d’ondes qui ont ou peuvent avoir toutes les apparences terrestres. Je ne vis la terre que par ondes ; je ne vous vois donc pas vivre, mais je vous sens vivre, c'est-à-dire aimer, espérer, désespérer, souffrir, prier, éprouver des joies, etc. mais lorsque vous vivez exclusivement dans votre chair, dans votre vie d’homme : travail, relations, soucis matériels, divertissements, je ne sens rien ! C’est le vide, la coupure. »


  Image flottante   vie, évolution dans l'au-delà





___leur seul motif de souffrance___

  « Les âmes mortes ne pleurent pas, à proprement parler, mais j'ai parfois senti leur cœur se serrer en tentant d'entrer en contact avec leurs amis ou leur famille. Souffrant de les voir verser tant de larmes. »
__________

 - Qu'est-ce que tu attends de moi, Éric ?

 « C'est maman, répond l'esprit de l'enfant. Elle est toujours sur terre. Et elle pleure ! Ça me fait mal. J'ai beau l'appeler, elle n'entend pas ! »
__________

 « Il faut laisser la personne qui décède quitter son enveloppe charnelle en paix. Pour les proches, accepter ce lâcher prise c’est ne pas retenir les niveaux subtils de la conscience du mort, ne pas l’obliger à demeurer de manière invisible dans ce monde terrestre. C’est se libérer de l’égoïsme de la perte pour donner à celui qui s’en va la possibilité de vivre les étapes qui le conduiront d’un monde à l’autre.

 Aider un être à naître et aider un être à mourir sont deux actions aussi importantes. »
__________

 « Pourquoi pleurez-vous ? Par égoïsme, parce que vous ne pensez pas au bien pour nous, mais seulement au manque que cela vous provoque.

 Certains [ dont le corps est mort et que le Ciel appelle ] hésitent en voyant la douleur de ceux qui restent. Pleurer est normal, mais il ne faut pas s’accabler à l’excès, surtout quand on sait le mal que cela nous fait. Au contraire, il faut souhaiter un bon chemin vers la lumière. »
__________

« Me pardonne Dieu d’avoir pleuré quand il est mort [ mon ennemi ].

 Si je pleure, me disais-je, c’est que je ne suis point encore assez pur.

 Je n’avais point encore assez le goût de l’éternel. Ah ! que d’égoïsme dans mon désarroi ! »
__________

 « Peu après son "départ", une mère transmettait à son fils : « Tu me pleures, mais mon petit, c’est moi qui pleure de te laisser. Je suis si bien, si heureuse, et je te laisse dans la souffrance ! »

 Il est humain de pleurer son parent, son ami… même si nous ne pleurons alors que sur nous-mêmes. »
__________

 « Si tu aimes mon bonheur plus que ta peine, plus que tes larmes et que ta douleur, réjouis-toi pleinement de mon envol. »
__________

 « Ceux qui sont partis ne sont pas constamment disponibles pour ceux qui sont restés. Cependant, nos émotions les affectent, et plus nous sommes sereins plus nos morts le sont aussi ; a contrario notre tristesse les torture, les alourdit.
 De ce point de vue, la souffrance de ceux qui restent, bien que compréhensible, est très égoïste.

 Il faut que les vivants continuent d'aimer les défunts en respectant leur liberté, qu'ils pensent à eux avec sérénité et en gardant le sourire, et qu'ils leur dédicacent les belles choses qu'ils vivent sans eux. Je me refuse de voir deux fois la même personne pour ces raisons. La course au médium est malsaine et de surcroît, elle dérange les morts. Protégeons les défunts des vivants ! »
__________

Lettre laissée en 1943 par un jeune otage fusillé :

« […] Oui, combien cela est vrai : c’est nous qui tuons nos morts, en voulant les ramener de force sur cette terre. Comme notre foi est faible, comme notre peur est grande !
 Ils sont là, près de nous, pour nous montrer le chemin.
 »
__________

 « Si tu veux bien analyser ta peine, tu verras qu’elle presque toujours un attendrissement personnel ; tu verses des larmes sur ma mort parce que tu es frustrée, privée de la joie de ma présence ; quand tu aurais la certitude de mon bonheur, tu serais encore malheureuse ; efface-toi [ oublie-toi ]. »





 « Ces messages ne s'adressent pas à la raison humaine, mais aux cœurs brisés par le chagrin. »

___la vie désormais, pour ceux qui restent___

  « Je vous l'assure, nos chers disparus souhaitent ardemment nous voir reprendre goût à l’existence. Si cela implique un remariage, ils ne s’en formalisent absolument pas. Vous auriez tort de vous imaginer que vous amenuiseriez vos sentiments à leur égard en vous éprenant de quelqu’un d’autre. Les étreintes physiques n’intéressent pas les morts. »
__________

 « M. Simth avait rencontré une femme adorable, mais d’envisager de passer la fin de sa vie avec elle, il voulait obtenir l’accord de son épouse décédée. Non seulement Mary en était ravie, mais elle m’a dit qu’elle avait la sensation d’être délestée d’un énorme fardeau. "Je me faisais beaucoup de souci pour lui. Je n’avais qu’un seul désir : qu’il trouve une femme qui pourrait l’aimer et s’occuperait bien de lui. Dites-lui d’être heureux comme je le suis moi." »
__________

 « Dans un accès de désespoir, ne faites pas disparaitre toute trace de notre passage. Conservez les jouets et les objets que nous aimions le plus, mais n'en faites pas des reliques. »
__________

 « Une fois de l’autre côté, les gens sont souvent prêts à lâcher-prise, mais ils peuvent être retenus par l’inquiétude que créent en eux l’angoisse et la tristesse des êtres qui leur sont chers.
 Quand ceux qui restent acceptent que la mort ne soit qu’une étape au développement, personnel, ils peuvent envoyer tout leur amour et leurs bons vœux à la personne ou l’animal qui est mort. »
__________

 « Papas, mamans qui avez "perdu" (comme vous dites !) un enfant, ne nous rayez pas de votre état civil. Pour les hommes du monde nous n'existons plus, mais pour vous, nous sommes bien vivants, tellement vivants que nous pouvons encore, oui encore - et même plus que jamais ! - être heureux ou souffrir par vous ! »
__________

 « Il y a tellement d'êtres qui souffrent ici en voyant la douleur continue de leur famille. Ils envoient eux aussi des messages, mais ils ne sont jamais reçus à cause du grand chagrin et surtout du manque de foi dans la vie éternelle.
 (...) Le doute nous empêche de nous manifester. Si vous [ mes parents ] recevez tant de preuves, c'est grâce à votre foi et votre esprit ouvert.
 (...) Je suis vivante et ma vie est ici. Nous sommes presque tous heureux. Je dis presque pour ceux qui ne reçoivent que des larmes ou ceux qui sont oubliés et surtout ceux qui doivent vivre avec le repentir. »
__________

 « J’ai eu le cas de deux jeunes gens qui se sont tués lors d'un accident de voiture. Les deux familles ne parvenaient pas à y croire, demeurant sous le choc et profondément chagrinées. Cependant l’un des enfants disposait d’informations sur l’après-vie. Cet état de conscience lui permit d’accepter la situation plus facilement que son ami. Sa mère, de son côté, étant convaincue qu’il continuerait d’évoluer, a réuni la famille et les amis, et lui a adressé un message collectif d’amour. Cet effort l’aida à accueillir ce changement radical et put alors, à son tour, leur exprimer tout son amour, avant de s’en aller dans la lumière pour y être accueilli par les guides spirituels.
 Par contre, la famille de l’autre jeune homme, manquant de connaissance dans ce domaine, ne parvint pas à accepter rapidement son décès, ni à lui envoyer du soutien. Leur réaction émotionnelle très forte rendit les choses particulièrement difficiles au garçon, car il se sentait coupable d’être la cause d’une si grande détresse. Il s’écoula plus de deux ans avant qu’il ne parvienne à accepter son accident et à lâcher-prise.
 Mes guides définissent le chagrin comme une incapacité à accepter ce qui est. »
__________

 « Il y a une réelle interaction entre ceux qui partent et ceux qui restent. Les sentiments et l’état d’esprit des uns influent sur les autres. Quand un proche défunt entretient un sentiment de culpabilité et reste dans notre entourage, il influence nos pensées, nos sentiments. S’il ressent de la sérénité, cela aide grandement les vivants à retrouver la voie de l’apaisement. De même, quand les vivants s’enferment dans la tristesse, la culpabilité, ils retiennent ceux qui viennent de partir. »
__________

 « Voici pourquoi l’absence crée la douleur : la présence est la vie regardée non pas seulement à travers sa propre personnalité, mais à travers la personnalité de celui qui la regarde avec soi. L’être aimé, par sa présence, décuple la valeur des choses observées. Celui qui est précipité dans l’isolement, devra réapprendre le monde entier ; le monde en fonction de lui seul, et non plus le monde partagé. Il t’a fallu recréer ton univers sans moi.

 Sans nul doute tu as perdu tout le bonheur terrestre, mais l’accident t’a projetée dans ton deuxième être. »
__________

 « Les gens qui nous accompagnent sont les tuteurs de notre vie, il s'en vont pour nous permettre de grandir sans ce support et nous renforcer. »
__________

« De quoi vous plaignez-vous ? Rien n'est fortuit, rien n'est en pure perte, rien ne vous permet de vous lamenter. »

*

 « La plus grande preuve d’amour que l’on puisse donner à un disparu est de toujours agir comme s’il était vivant. »
__________

 « Vous qui restez sur Terre, ne vous bloquez pas sur la répétition : « Je ne le verrai plus, je ne l’entendrai plus, je ne le toucherai plus... », mais dites-vous avec la plus grande conviction : « Il est VIVANT ! Dorénavant, moi, son père, sa mère (moi son épouse, son époux), je dois jouer un autre rôle, encore plus important », car cette fois il s’agit de son éternité. » ]


 « La mort n'est pas une fin pour celui qui part, ni une punition pour celui qui reste. Elle est une opportunité pour les deux de vivre des expériences nouvelles et nécessaires à l'évolution de chacun.

 Il nous fait accepter la mort de nos proches et la transformation personnelle qu'elle implique. Le message de ceux qui nous quittent est le suivant : « Il faut que tu fasses sans moi. Ce ne sera plus comme avant, mais c'est un nouveau chemin. Tu vas découvrir des choses que tu n'aurais pas pu vivre sans cela. »







 Le poème suivant, de William Blatter, est encore emprunté au site de l'association Cyclamen :

Je suis debout au bord de la plage,
Un voilier passe dans la brise du matin
et part vers l'océan.
Il est la beauté, il est la vie.
Je le regarde jusqu'à ce qu'il disparaisse
à l'horizon.
Quelqu'un dit à mon côté : "Il est parti"
Parti vers où ?
Parti de mon regard, c'est tout.
Son mât est toujours aussi haut,
Sa coque a toujours la force
de porter sa charge humaine.
Sa disparition totale de ma vue est en moi,
pas en lui.
Et juste au moment où quelqu'un
près de moi dit : "il est parti",
Il y en a d'autres qui,
le voyant poindre à l'horizon
et venir vers eux s'exclament avec joie :
"Le voilà !"

C'est cela,
La mort.





___le deuil___

  « (...) Son chagrin ne doit pas l'étouffer. Les larmes l'aideront à évacuer. C'est surtout au moment de notre disparition qu'il faut éviter les pleurs hystériques. On a du mal à vous laisser dans cet état déplorable et cela devient un moment très douloureux pour nous, tu comprends ? Je vous suis très reconnaissant d'avoir masqué votre chagrin. J'ai pu partir en paix. »
__________

 « Vous pensez à nous comme à des frères que l’océan sépare et qui vivent leur vie de leur côté. Ce n’est pas cela du tout ! Notre vie se déroule près de la vôtre. La seule cause de rupture complète du lien, c’est l’oubli. L’esprit désincarné ne trouvant plus l’atmosphère d’amour qui lui est nécessaire s’éloigne alors ; car l’amour est l’ambiance où les esprits puisent la vie. »
__________

 « Man, si quelqu’un te disait : "Dans tel délai, vous reverrez votre fils Roland, il reviendra", alors tu préparerais la maison, tu arrangerais ma chambre, tu combinerais mille et mille choses pour m’entendre dire : "Comme c’est beau !" Eh bien ! tous ces préparatifs, fais-les dans ton âme, il faut que tout soit prêt en toi. » [ pour le jour où tu me rejoindras ].
__________

 « Maman, écoute-moi bien : l’essentiel est que tu sois sûre de me retrouver. Et comment en douter ?... Ce n’est pas parce que tu ne me vois pas que je n’existe pas. Réfléchis : si tu étais aveugle, tu cesserais aussi de me voir.
 Finis ton temps dignement sur la planète des hommes.

 Comment t’expliquer que le lien n’est pas rompu entre nous et que, tout comme si je vivais, nous sommes attachés l’un à l’autre ? As-tu analysé ce qu’est un sentiment ? même séparé de l’être aimé, la chaîne ne se brise pas.

 Cessez de dire « Il est mort », mais au contraire : « Je le sens dans mes pensées, comme le mouvement. »
 Pouvez-vous dire qu’il y a séparation si l’être aimé se trouve à l’autre bout du monde ? Si vous l’oubliez, oui ! Si au contraire, vous pensez à lui, non. Le terme exact est : nous ne sommes plus ensemble. »
__________

 « C’est terrible de nous ignorer ou de nous dire de reposer en paix. Nous ne voulons pas reposer en paix, nous voulons que tout le monde sache que nous sommes vivants. Dans une autre dimension, mais vivants. »
__________

 - L'amour que je te porte ne risque-t-il pas de te retarder, t'entraver ?

 « L'amour que tu me portes, loin de m'entraver, me propulse en avant, car c'est le propre de l'amour de faire jaillir le meilleur de nous-mêmes. L'amour sur notre plan, pour immense et radieux qu'il soit, ne serait pas complet sans celui que nous recevons de la Terre. »






___consolations & oubli___

 « Ce qui est spirituellement malveillant, c'est d'aider à l'oubli entre des êtres ramifiés par l'amour. Comprenez-moi bien : nous désirons de toute notre énergie d'amour que votre souffrance cesse mais que le souvenir demeure.

 Ce n'est pas le souvenir de notre passé que nous voulons entretenir mais au jour le jour, notre présent, parallèle au vôtre. Vos palpitations sont les nôtres. »

Image flottante  Les consolations





___le pardon___

  « Ma mère [ bien que décédée ] demeura malheureuse et prisonnière [ elle ne pardonnait pas à son mari de l'avoir abandonnée ] jusqu’au moment où elle parvint à accepter que dans la vie, tout le monde fait de son mieux compte tenu de la conscience limitée de chacun. Mon père, comme de nombreuses personnes, était captif de ses peurs et s’efforçait d’apprendre ses propres leçons dans la vie. Elle parvint alors à arrêter de le juger et put connaitre le pardon et la libération personnelle. »
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Message d'un mari alcoolique depuis l'au-delà :

 « Je n’ai pas su donner, donc, je reviendrai !

 « (...) Sans votre pardon, les âmes restent dans un endroit de grise solitude. Seul ton amour ou en tout cas ton pardon peuvent me faire remonter vers la Lumière.
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 « La fille m’a assuré avoir pardonné, mais j’ai souvent constaté qu’il y avait méprise sur le sens que l’on donne au pardon. Il ne s’agit pas d’une simple parole, avec les défunts, on ne peut pas tricher. Et s’il y a du ressentiment, ils peuvent être bloqués. »

Image flottante  Pardonner ?





___les regrets___

  « S'il est vrai que mourir pour certains est une éclatante récompense, que retrouver sa demeure céleste après toutes ces années d'exil est un pur plaisir, il peut arriver que l'on ait des regrets de ne pas avoir mené sa mission à bien... »
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 « Tu penses toujours aux petits différends qui se produisent si souvent dans la vie commune. Ton cœur est gonflé sous la fine blessure d’une parole vive ou injuste. C’est une des souffrances qui accompagnent, d’un côté de la tombe comme de l’autre, les âmes qui s’aiment. Mais lorsque vous pensez si douloureusement : « Pourquoi ai-je eu cette attitude ? Pourquoi n’ai-je pas dit ces mots de tendresse ?... » rappelez-vous que nous connaissons l’amertume de votre repentir, et que notre amour agrandi, plus fort et plus profond encore que lorsque nous étions dans la chair, efface aussitôt les cicatrices de ces plaies involontaires. À votre tour, faites cette œuvre de tendresse ! car nous avons les mêmes pensées, et des regrets semblables.
 Ma petite maman, c’est un message que tu dois transmettre à ceux qui pleurent et qui souffrent de leur impuissance devant des regrets qu’ils croient irréparables. »






___la dépouille___

  « J'interdis ces bûchers où l’on brûle les cadavres, car peu importe le temps gagné quand j’y perds d'abord l’amour des morts.

 J’ai ordonné que l’on bâtit une maison pour chaque mort afin que l’on puisse se réunir aux jours de fête et comprendre, non avec sa seule raison, mais avec tous les mouvements de l’âme et du corps, que morts et vivants se joignent l’un et l’autre et ne font qu’un arbre qui grandit. »
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 « Tous les cimetières sont vides, On ne le répètera jamais assez : les tombes ne contiennent que de vieux vêtements en cours de décomposition. »
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 « Ne cherchez point parmi les morts, ceux qui sont vivants. »
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 « Elle arrive à ma tombe, je l'y rejoins venant des airs et non de la Terre. »
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 « Ne portez pas tant d'intérêt au corps physique, je ne suis pas au cimetière, je suis bien plus près de vous. Je sais que vous pouvez comprendre cela maintenant ; vous êtes entrés sur le chemin de la vérité et de la vraie vie. Il y a une puissance supérieure qui nous guide, notre relation est une chose merveilleuse. »
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 « Dis à maman de ne pas aller au cimetière. Je ne supporte pas cet endroit. Beaucoup d'âmes désolées errent autour de leurs tombes. Je n'aime vraiment pas cet endroit ! » dit-il avec en grimaçant.
 « De même, je n'ai pas besoin de fleurs, vos tendres pensées sont "mes fleurs". »
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 « Je ne suis pas à cet endroit, mais merci quand même ! »

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Selon le témoignage suivant, l'intérêt que les défunts portent à leur tombe varie beaucoup de l'un à l'autre :

 « Dites-lui que je la remercie de venir sur ma tombe. Il est bon pour moi de voir ma tombe fleurie... je sais ainsi que l'on ne m'oublie pas... J'en ai besoin, je ne suis pas d'un plan très élevé... Beaucoup d'âmes, très proches de la Terre, visitent en permanence les cimetières et sont jaloux des attentions qui sont portées à certaines tombes. Ce n'est pas mon cas... mais je suis tout de même déçu quand ma tombe n'est pas fleurie.
 Voyez-vous, nous sommes restés de grands enfants ! Les âmes plus élevées, en revanche, s'en moquent totalement. Je les envie d'être à ce point détachées de tout ça... Je n'en suis pas là, malheureusement. »






___les prières___

  « Nos prières peuvent profiter aux mortels. S'il y a lieu de s'inquiéter pour l'âme de celui qui nous a quitté, si l'on pense que sa transition se fera difficilement ou à contrecœur, nous devons prier pour lui.

 Ainsi, ceux qui meurent athées, ceux qui n'ont offert à la planète que leur cupidité ou ne se sont intéressés qu'aux choses matérielles, passent péniblement dans l'autre plan. Dépourvus de foi, ne peuvant distinguer la lumière qui mène à Dieu, ces âmes ne décollent pas de la Terre. »
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 « Il existe en astral des âmes projetées rapidement, sans préparation, perdues, errantes, qui entendent la voix humaine, mais dont les vibrations trop basses ne peuvent leur permettre le contact avec leur guide. C’est là qu’intervient la prière, cet acte de fraternité que tous les croyants devraient faire pour ceux qui partent. »





Ce n'est pas de la mort dont il faut avoir peur,
mais d'avoir mal utilisé sa vie.

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___l'importance de la vie___

  La mort n’a d’importance
  que pour ceux qui n’ont pas accompli leur tâche.

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 « Je commence à comprendre que le passage dans l’au-delà n’est pas une rupture, mais une continuité, un changement de plan, où l’on nous aide à regarder avec amour ce que nous remontons dans notre panier de notre apnée terrestre.
 C'est nous qui comprenons alors nos manques, nos erreurs, nos réussites, notre avancée...

 Ceux qui ne courent qu’après la réussite matérielle, réalisent-ils que lors du grand passage, ils ne comprendront pas ? Ils ne comprendront rien. Leur âme se perdra dans ce lieu de "grise solitude".
 Combien le savent ? Combien perdent leur temps ici-bas à courir après de futiles "importances" ? »
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 « Le trépas est moins triste et douloureux que de songer à ces infortunés qui gâchent leurs jours jours à se demander ce que les autres pensent d'eux. »
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 « Le danger, le mal, ne sont pas dans la marche vers la mort, mais dans la dispersion. »

* *

Quand on est mort on ne peut plus agir sur ceux que l’on aime,
on réalise alors l’importance de la vie.

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 « Il faut se dépêcher de travailler, a dit Jésus, parce que, la nuit venue, on ne travaillera plus. »
 Oui, la mort venue, l’essentiel est achevé. Vous ne pourrez, hélas ! plus beaucoup travailler à votre salut car un être spirituel œuvre plus difficilement pour se sauver qu’un être humain. N’oubliez pas : « Ainsi vous êtes terrestres, ainsi vous serez célestes. »
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 « Il ne faut pas croire que nous arrivons, aussitôt après notre passage, à un état de joie parfaite. Les regrets de nos imperfections, non seulement subsistent, mais sont même beaucoup plus poignants que sur la terre ; il faut en quelque sorte racheter… et nous y travaillons. Si vous compreniez cela pendant votre vie terrestre, vous pourriez éviter bien des peines dans notre sphère. »
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 « S'incarner est une chance extraordinaire. Sur Terre notre temps est compté, le sablier est retourné. La manifestation de l'âme est l'action. »
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 « Les religieux devraient enseigner qu’à notre mort, il nous sera rendu compte de chacune de nos pensées, de chacune de nos paroles, de chacun de nos gestes, car tout a une conséquence. »
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 « J’ai besoin, pour entrer en Dieu, de me dévêtir de moi-même. »
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 « Le mystique en moi sait qu'il doit sombrer pour se voir et se reconnaitre ; il doit toucher le fond du gouffre pour aspirer aux cimes. Le moi se dissout avant de s'accomplir. »
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 « Mes proches repoussent l’idée de ma mort et ne peuvent se résigner à voir mes capacités physiques se dégrader. Comment leur expliquer que l’essentiel est ailleurs ? »
[ Il est dans la vie elle-même. Aussi courte, pénible ou banale soit-elle ]
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 « Ma vie sur terre a été courte, mais j’ai tout eu, et maintenant j’ai une autre vie qui est la vie réelle, pour laquelle chacun devrait se préparer sur terre. »

À une question mentale d’un journaliste qui avait des problèmes et disait vouloir la rejoindre, Karine lui dit : « Tu dois lutter »
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 « Après sa mort, mon père est resté la plupart du temps auprès de ma mère et lorsque je lui rends visite, je sais qu'il sera présent aussi. Cependant il me signifie de ne pas trahir sa présence :
 « Je veux qu'elle continue à avoir les deux pieds sur terre et sa liberté de pensée, c'est très important pour son évolution. Il y a une raison profonde à mon départ, et si je lui souffle en permanence ce qu'elle doit dire ou faire, nous aurons subi notre séparation pour rien. Si tant de couples qui s'aiment sont séparés par la mort, c'est que le survivant doit apprendre à exister sans l'autre. »

Dans un message, son frère décédé lui en dit davantage :

 « Papa pourrait séjourner sur un plan plus élevé, mais il a choisi de rester auprès de maman. Il l'attend avant de monter plus haut. Il lui arrive d'aller se ressourcer sur des plans plus lumineux, mais il revient très vite. Leur lien d'amour est très fort, vois-tu ! J'ai appris qu'ils avaient vécu de multiples existences ensemble.
 Sur ce plan-ci, la notion de fidélité n'est pas la même que sur la Terre. Les défunts ne connaissent pas la jalousie ; au contraire, ils souhaitent ardemment que leurs survivants refassent leur vie et soient heureux, même sans eux. Seule la fidélité de la pensée compte. L'oubli, en revanche, peut être perçu comme un abandon, une véritable rupture.
 »






___________en guise de résumé___________

  « Toutes nos souffrances vont nous amener à nous transformer, à être plus forts. La mort d’un proche est une épreuve difficile. On perd une personne qui ne sera plus physiquement à nos côtés, mais il faut se rendre compte qu’elle continue d’être avec nous d’une autre façon, et que cette autre façon est une force. La force mue, elle va de la matière, qui disparait, à l’esprit qui s’élève et qui nous revient. Nos morts reviennent nous aider.

 Les épreuves que l’on traverse ne sont pas des punitions, mais un moteur pour nous faire avancer, pour nous faire accéder au niveau supérieur. Tant que nous ne comprenons pas cela, nous restons dans des niveaux inférieurs, où nous nous accrochons à des photos, des souvenirs, au passé et à ce mental qui ressasse continuellement son refrain : " Mon Dieu que je suis malheureux. " »