Les fondements du couple



« L’amour, l’illusion est qu’il se rencontre quand il s’apprend. »



  L'homme est le pilier de la maison, la femme en est l'âme.

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 « Selon Pythagore, l’éternelle vérité se manifeste dans l’union de l'Homme et de la Femme, dans le mariage. C’est parce qu’elle accomplissait en pleine conscience ces hautes fonctions considérées comme divines par l’antiquité, que la femme était vraiment la prêtresse de la famille. »
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 « Pythagore parlait de l’amour pour les parents, assimilant l’idée du père à celle de Dieu. « Il n’y a rien de plus vénérable, disait-il, que la qualité de père. »

 Il comparait la mère à la nature généreuse et bienfaisante. Les parents nous sont donnés, non par hasard, mais par un ordre supérieur. »
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 « L'homme représente le principe et l’esprit créateur, et la femme personnifie la nature. Que ces deux êtres parviennent à se pénétrer complètement, corps, âme et esprit, ils formeront un abrégé de l’univers. Pour croire en Dieu, la femme a besoin de Le voir vivre dans l'homme. L'homme, initié, est seul capable de féconder l’âme féminine, de la transformer par l’idéal divin. Et cet idéal, la femme aimée de lui, le lui renvoie multiplié. Elle lui renvoie son image transfigurée, elle devient son idéal. »
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 « La famille est une cellule forte, capable de résister aux tempêtes extérieures tout en restant ouverte à autrui. Chacun a sa place et doit la connaître. Le père et la mère sont les deux piliers qui tiennent l’édifice. Le respect qui leur est dû est à la base des lois que doivent suivre les enfants. Les parents sont en quelque sorte les représentants de Dieu au sein de la cellule familiale. L’exemple qu’ils donnent n’est pas moins important que l’enseignement qu’ils dispensent. À un niveau ésotérique la famille forme le nom du Créateur sur terre. »
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 « Le mariage est un sacrement, pour l’occasion sans pareil qu’il offre. »
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 « Que deux êtres s’unissent et le monde n’est plus le même ; que deux créatures humaines s’acceptent, et la création prend un sens. »
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 « Nous pourrions avoir une relation conjugale durable avec diverses âmes sœurs. Chaque option menant à des expériences particulières. »

Quand une jeune fille demanda à Edgar Cayce si son ami était l’homme qu’elle devait épouser, il répondit : « C’est l’un de ceux que vous pouvez épouser. » À une autre qui lui demanda si elle serait aussi heureuse, ou plus, en se mariant avec quelqu’un d’autre que son fiancé, Cayce déclara : « On pourrait citer vingt-cinq ou trente noms. Tout dépend de la manière dont vous œuvrez au bonheur de votre couple. Le bonheur se crée. Il est ce que vous en faites. »
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 « Nous voulions rester ensemble, et ceci, conjugué avec notre maturité grandissante, est le véritable nœud qui a scellé notre couple au fil des ans. Tandis que nous quittions un lieu pour un autre, nous prîmes l'engagement simple de tout faire pour maintenir l'unité de notre foyer, quel qu'en serait le prix. Nos volontés convergeaient d'abord vers les besoins de la famille, ensuite vers nous-mêmes. »
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 « Je condamne la vanité. L’amour de la danse n’est point amour de toi qui danses. Seule la vaniteuse interrompt sa marche pour se contempler. Elle n’a rien à recevoir de toi, sinon tes applaudissements.

 Mais si je rencontre celle-là qui rougit et qui balbutie, et qui a besoin de présents pour apprendre à sourire, car ils sont vents de mer et non capture, alors je me ferai chemin.

 Je n’irai ni m’humilier ni l’humilier dans l’amour. Je serai autour d’elle comme l’espace et en elle comme le temps. Je lui dirai : "Ne te hâte point de me connaître, il n’est rien de moi à saisir. Je suis espace et temps où devenir."

 Ceux-là courent non pour servir mais pour être vus.
 Autre chose est de réussir l’ascension de la montagne, ou, porté en litière, de rechercher de paysage en paysage la perfection. Car à peine as-tu mesuré les contours de la plaine bleue, que tu y trouves déjà l’ennui et pries tes guides de te porter ailleurs.

 J’ai cherché dans la femme le cadeau qu’elle pouvait fournir. Telle, je l’ai désirée comme un son de cloche dont j’eusse goûté la nostalgie. Mais que vas-tu faire d’un même son de cloche, nuit et jour ? Tu remises vite la cloche au grenier et n’en connais plus le besoin. Telle autre, je l’ai désirée pour une inflexion subtile de la voix quand elle disait "Toi, mon seigneur…" mais bien vite tu te lasses du mot et tu rêves d’une autre chanson.

 Et te donnerais-je dix mille femmes que, l’une après l’autre, tu les viderais aussitôt de leur vertu particulière, et qu’il t’en faudrait bien plus encore pour te combler, car tu es divers selon les saisons, selon les jours, selon les vents.

 Et cependant nul ne parviendra jamais à la connaissance d’une seule âme, et qu’il est des secrets de chacun, un paysage intérieur aux plaines inviolées, aux ravins de silence, aux pesantes montagnes, aux jardins secrets.

 Celles-là mêmes sont, elles aussi, terres arables aux grands horizons, où tu te perdrais.

 Mais je cherchais à récolter le miel tout fait de ruche en ruche, et non à pénétrer cette étendue qui d'abord ne t’offrira rien et te réclamera des pas et des pas.

 Je veux bâtir le cérémonial de l’amour afin que la fête me conduise ailleurs. Car de ce que je cherche, et dont j’ai soif, et dont ont soif les hommes, n’est de l’étage des matériaux.

 Et celui-là s’égare à rechercher parmi les pierres ce qui n’est point de leur essence, alors qu’il pourrait en user pour en bâtir sa basilique. Ainsi, telle femme, je la fait disparate si je ne lis pas au travers.

 Importe que celle-là qui dort et que j’éveillerai bientôt ne soit point le mur contre quoi je bute, mais la porte qui mène ailleurs.

 Ainsi de l’épouse endormie. De la considérer pour elle-même j’irai aussitôt me lassant et cherchant ailleurs. Car elle est moins belle que l’autre, ou de caractère aigre, et si même la voilà parfaite en apparence, reste qu’elle ne rend point tel son de cloche dont j’éprouve la nostalgie, reste qu’elle dit tout de travers le "Toi, mon seigneur…" dont la lèvre d’une autre ferait musique pour le cœur.

 Mais dormez rassurée dans votre imperfection, épouse imparfaite. Je ne me heurte point contre un mur. Vous n’êtes point but et récompense et bijou vénéré pour soi-même, dont je me lasserais aussitôt, vous êtes chemin, véhicule et charroi. Et je ne me lasserai point de devenir. »
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 « Celle-là, dans sa déloyauté et ses écarts, sollicitait plus de moi et m’obligeant à vivre dans le silence qui est signe de l’amour véritable, me donnait de goût de l’éternité.

 (...) Il se peut que celle-là qui est plus belle, plus achevée, plus généreuse te montre cependant Dieu de moins près. Tu n’as rien d’elle à rassurer, à rassembler. Et si elle te demande de t’occuper d’elle tout entière et de t’enfermer dans son amour elle te sollicite de n’être plus qu’égoïsme à deux. »






Lors d'une rencontre, l'attraction physique joue son rôle : maintenir le couple, le temps de laisser l' Amour mûrir. Mais si cet état de grâce n'est pas mis à profit pour que la petite plante "Amour" établisse ses racines, alors au premier vent, au premier froid, elle mourra.

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 Aux personnes voulant fonder un foyer, Cayce conseillait souvent de s’analyser afin de déterminer ce qu’elles cherchaient vraiment. Si c’était pour assouvir un désir physique ou émotionnel, elles ne seraient pas heureuses en ménage.

« Le succès d’un mariage relève essentiellement de la coopération mentale et spirituelle, de l’effort de chacun pour s’entraider. »

 Cayce invitait les conjoints à cultiver leur amour l’un pour l’autre, à goûter la paix et la joie d’être ensemble. Il leur recommandait de collaborer, de formuler un idéal commun et de se rapporter à ce dernier lorsqu’ils étaient en désaccord.

 Tout en les mettant en garde contre les dangers d’un comportement égoïste, il les encourageait à saisir l’importance de leur relation, à se soutenir mutuellement dans les épreuves et à compter l’un sur l’autre.

« Rappelez-vous qu’aimer c’est donner. L’amour se construit. L’amour grandit. Vous pouvez le cultiver ou le détruire. Que chacun renonce à son ego. L’union du corps, de l’esprit et de l’âme dans le mariage doit avoir pour objet d’exprimer l’unité, non de satisfaire des désirs personnels.

 « N’attendez pas que ce soit toujours l’autre qui donne et absolve. Mais vivez à l’unisson et cherchez constamment à vous compléter l’un l’autre. »
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 « Il y a un travail à faire sur soi pour distinguer ce qui relève de l’amour d’une part, et de l’ego d’autre part, car bien souvent les deux sont entremêlés. Certains par exemple, ont l’impression de n’être pas assez aimés par leur entourage et se retrouvent dans leur couple à accuser l’autre de ne pas avoir assez de sentiments.

 En vérité, les autres sont rarement le fond du problème.  »

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Image flottante  « Ne vous mariez pas pour de l'argent,
  vous pouvez emprunter à meilleur marché. »

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Image flottante  « Dans nos pays monogames, se marier c’est diviser ses droits de moitié et doubler ses devoirs. »