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Neale Donald Walsch




Conversations avec Dieu
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  "Neale Donald Walsch approche la cinquantaine et fait le bilan de sa vie : il vient de perdre son travail, ses quatre mariages se sont soldés par des échecs et sa santé est défaillante. Pris de colère, il écrit une lettre pleine de doutes à Dieu. Et là, le miracle se produit.
  Conversations avec Dieu, qui comporte trois livres, a eu un retentissement mondial."

  (Editions 'J'ai lu')

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Face à son titre qui sonne comme un bluff ultime, un appât grossier de nature à attirer le lecteur, mon premier réflexe a été de rejeter ce livre.
Cependant, après lecture, plusieurs éléments m'ont incité à le prendre en compte :

 1/ une grande sagesse émane de certains messages,

 2/ Donald Walsch, d'entrée de jeu, pose la question lui-même :

  - Comment puis-je savoir si cette communication provient de Dieu ? ou de ma propre imagination ?

  - Quelle serait la différence ? Il m’est plus facile de travailler à travers ton imagination.

3/ les messages rapportés confirment ceux d'autres sources, tout en allant souvent plus loin. C'est notamment le cas pour ceux qui abordent la souffrance, ou l'amour, ou lorsqu'il s'agit de nous méfier de ce que l’on nous dit – et en particulier au nom de Dieu (!) :

« Ne crois rien de ce que Je dis. Vis-le, fais-en l’expérience, puis examine ton expérience pour trouver ta vérité. »

J'ai voulu voir dans cette mise en garde un signe d'honnêteté.

 4/ enfin, les 3 tomes sont non seulement vendus en livre de poche mais lisibles gratuitement sur Internet.

  La notion d’expérience (désirée par l’âme) annule et remplace dans ces messages les idées d’épreuve, de souffrance, et a fortiori de punition (ce qui est confirmé par d'autres sources).

  Un long chapitre est consacré à nos relations personnelles afin d’attirer notre attention sur l’importance capitale qu’elles revêtent. Les observations sur le couple apportent également un éclairage des plus intéressants.

  Pour toutes ces raisons, je n'ai pu me résoudre à nier ces messages ; j'ai préféré laisser à chacun la décision d'en prendre leçon ou de les rejeter.
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En début du tome 1 on trouve cet échange intéressant :

 - Suis-je fou ?

 - […] il y a eu d’autres Écritures saintes, consignées par des hommes, par ailleurs ordinaires, dont aucun n’était plus fou que toi.

 - Est-ce à dire que ces écrits pourraient devenir des « textes sacrés » ???

- En tout cas pas avant plusieurs siècles, ou pas avant que ton langage ne devienne périmé. Le problème vois-tu, c’est que ce langage-ci est trop familier, trop parlé, trop contemporain. Si Dieu devait parler, c’est sûr, Il ne parlerait pas comme le gars d’à côté ! Les gens ont l’impression que Dieu ne se montre que sous une forme. Et tout ce qui s’en écarte est un blasphème.

 J’accomplis un miracle en ce moment car Je parle non seulement à toi, mais à chacune des personnes qui ont saisi ce livre et qui lisent ces paroles.

 C’est à chacune d’elles que je parle à présent. Je sais qui est chacune d’elles. Je sais, maintenant, qui trouvera sa voie jusqu’à ces mots et Je sais que certains seront capables d’entendre, et certains seront capables de seulement écouter, mais n’entendront rien. »

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 Cependant mon avis est que l'interlocuteur de Donald Walsch n'est pas Dieu lui-même. Je cite le Tome 1 :

 - Jésus de Nazareth a prononcé une vérité immuable : « Le Père et Moi ne faisons qu'Un. »
[…] Tu es Mon corps, mais Je suis le corps d'un autre.

 - Tu veux dire que Tu n'es pas Dieu ?

- Oui, Je suis Dieu, tel que tu Le comprends à présent.
[…] vous êtes Mes enfants... même si Je suis l'enfant d'un autre.

 - Tu veux dire que je ne suis pas en train de parler à Dieu ?

 - Je suis en train de te dire que ta perception de l'ultime réalité est plus limitée que tu ne crois, et que la Vérité est plus illimitée que tu ne l'imagines.
[…] Je te dis ceci : tu es déjà un Dieu. Tu ne le sais tout simplement pas.

  Tout ceci demeurerait bien confus sans l'éclairage du livre inspiré : "À l'adresse de ceux qui cherchent". Il nous dit :

 1/ qu'en effet
« Au cours des âges, des manifestations du même ordre que celle-ci, la communication directe entre des univers apparemment distincts, ont été relatés sous forme de rencontre avec des anges, des messagers, des guides. » (Bouddha, Moïse, Mahomet, Jésus...)

 2/ mais si ce n'était pas Dieu, alors qui s'est manifesté à eux ?

 « C'est une question de terminologie. Nous aimons l'expression utilisée par Jésus : Le Père.
 Le Père est une "entité" spirituelle, plus ou moins avancée, plus ou moins complexe. Nous ne sommes pas Dieu, loin s'en faut. Nous sommes multiple, comme les membres d'un collectif de chercheurs. Nous avons abandonné ce qui nous séparait pour nous concentrer sur ce qui nous rapproche, pour parler d'une seule voix. »

  Comment se constitue une telle « entité spirituelle » ?
« Une âme qui a abandonné ses bagages sur terre peut choisir de se fondre dans un espace spirituel compatible. Qui a cherché Dieu rencontrera ici ceux qui l'ont trouvé.  »

 Il s'agit donc d'une Entité au plus près de Dieu, mais toujours humaine :
« Au delà des discordes et des dissensions se trouve l'Esprit des hommes qui ont compris. Nous sommes des êtres désincarnés, anciennes femmes, anciens hommes, faits jadis de chair. Issus de l'espèce humaine, nous en faisons toujours partie.
 Ces hommes, parvenus au sommet, ne peuvent oublier ceux qui se traînent sur la route. »

 Et c'est tant mieux car :

« […] Si Dieu se faisait homme, il n'aurait ni valeur d'exemple, ni surtout le pouvoir d'enseigner. Seule une parole d'homme atteindre des hommes. »

 Cela permet à ces Entités de nous comprendre et de nous aider efficacement. Ainsi, comme « la vraie sagesse impose de se remettre de temps en temps en question », l'une des missions qu'elles se fixent est de mettre régulièrement à jour les Textes sacrés, « de façon fiable, pour autant que l'on puisse cerner la vérité à l'aide de mots, de phrases, d'images. C'est la difficulté majeure de ce genre d'exercice. »