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Dr Yann Tiberghien

" Ils étaient tous condamnés "

Presses du Châtelet

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Voici le résumé d'un entretien accordé en septembre 2023 sur BEUR-FM :

 « Très jeune, j'ai voulu être guérisseur, car attiré par les médecines dites alternatives; mais j'ai décidé de devenir médecin car seul un médecin peut pratiquer une médecine non-conventionnelle, du moment que vous êtes raisonnable dans leur application. Sinon vous prenez le risque d'être attaqué. La reconnaissance acquise auprès des patients vous transforme vite en une cible pour les autorités médicales qui vous considèrent d’emblée comme un "charlatan".
 Refusant de me battre contre des moulins à vent, j’ai donc pris la décision de devenir médecin.
 Certains de mes professeurs, face à mes interrogations devant les phénomènes inexpliqués par la science, se contentaient de me rappeler mon devoir d’étudiant, en appliquant à la lettre ce que la science considérait comme la vérité. Cependant, l’absence de cours sur l’influence de l’humeur, du stress, de l’état psychologique des patients sur le fonctionnement du corps me laissait perplexe. On nous apprenait à écouter les symptômes mais pas la personne derrière le malade. Mon instinct me dictait toujours de m’enquérir, en priorité, de leur état général. Je pensais à Hippocrate, père de la médecine, et au serment que nous prêtions en fin d’études, qui recommandait d’« être le médecin de l’âme en même temps que celui du corps ».
 Finalement j'ai orienté ma thèse sur les guérisons de patients atteints par un cancer en stade terminal. Des patients condamnés et qui, pourtant, avaient déjoué tous les pronostics en guérissant de façon définitive. »

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 « Mon enquête, sur 2 ans -et 250000kms en voiture à travers l'Europe, a porté sur des centaines de cancers guéris inexplicablement.
 Je n'ai cependant voulu retenir que 11 cas. Des cas qui ne pouvaient sous aucun angle donner matière à polémique :
 ▪ Aucun traitement ou examen n'a été négligé.
 ▪ Ils n'étaient plus en cours de traitement. Leur cancérologue, n'ayant plus de solution thérapeutique à proposer, les a réorienté vers leur généraliste pour des soins palliatifs.
 ▪ Tous étaient encore vivants 10 ans après, et même encore maintenant.

Tous ces patients☆  « Pour la médecine "moderne", tous les malades sont des "patients". Autrement dit, "soyez patients, nous les médecins, nous allons être au-dessus de vous, vous "piloter". Et si un malade suggère le recours à une médecine alternative, le médecin le tance en disant : "Écoutez, vous faites ce que je vous dit. Restez donc patient et ne faites rien."  (ou les menacent de dégager leur responsabilité)
 Aujourd’hui on n'incite donc plus les gens à être acteurs, responsables de leur vie, la prendre en main de façon à pouvoir changer la donne qui a amené à tomber malade. »
, guéris d'un cancer☆  « Il y a de plus en plus de personnes atteintes d'un cancer. Le problème est qu'on n'en cherche plus vraiment la cause (la nutrition, le tabac, l’exposition au soleil, à certains produits chimiques, aux polluants, à l’amiante, etc.... n'ont été reconnus que comme facteurs aggravants). Dans nos sociétés occidentales, la stratégie thérapeutique du cancer se résume à extraire la tumeur ou à la tuer. Pour cela, les médecins possèdent trois outils : le poison (la chimiothérapie), le feu (la radiothérapie) et le couteau (la chirurgie). » en phase terminale, ont décidé de ne pas se considérer comme des victimes. Tous ont même affirmé : "Aujourd'hui, si je suis vivant, c'est grâce au cancer. C'est le cancer qui m'a sauvé la vie !"
 Comme cela m'était incompréhensible, ils ont précisé qu'ils avaient le sentiment d'avoir été arrêtés dans leur course.
 Pour eux, ce cancer a été une chance en ce sens qu'il leur a permis de changer leur vie. Après coup ils ont compris qu'ils roulaient dans une impasse, qu'ils n'allaient rien faire de leur vie. Ils ont eu la clairvoyance de comprendre qu'il leur fallait s'arrêter, et faire demi-tour pour prendre une voie différente.

 Ce n'est que lorsqu'ils ont accepté la mort qu'ils ont pu enfin comprendre qu'ils s'étaient fourvoyés, qu'ils avaient une mission dans leur vie mais que les divers évènements et incitations de l'existence les ont déviés de cette mission. »

 Cette quête de sens (le Dr Tiberghien parle aussi de changement de résonance émotionnelle) rappelle le changement radical de mode de vie opéré sur les rescapés de NDE. Car après avoir compris pourquoi ils étaient malades, tous les "miraculés", ont changé de mode de vie (se rapprocher des gens, se mettre au service des autres malades...).

 « L'un des cas étudiés est particulièrement édifiant. Il s'agit d'une personne qui a été emprisonnée et torturée durant 23 ans au Chili. À sa libération elle est venue à Paris... où on lui a diagnostiqué une leucémie. N'ayant plus que quelques mois à vivre, elle est retournée au Chili. Non pour se venger de ses geôliers, mais... pour leur pardonner ! Peu après, son cancer s'est guéri.

 Un autre a ressenti une révélation -alors qu'il n'était absolument pas croyant. Il a brusquement compris, de façon intime, pourquoi il était malade (il n'a jamais voulu partager ce qu'il a vécu durant ces quelques secondes).

 Ainsi donc, le cancer n'est pas une punition mais un "message". Mais il est certain que c'est un long cheminement pour passer d'une approche à l'autre.

 - Mais comment peut-on, en changeant d'état d'esprit, guérir notre corps physique ?

 « Notez que la science ne reconnait aucun système qui lie l'esprit et le corps. Quand elle évoque les maladies psychosomatiques, elle sous-entend des maladies "inventées".
 En fait, nous avons plusieurs corps imbriqués les uns aux autres. Des corps énergétiques qui se différencient non par leur taille -comme les poupées russes, mais par leur fréquence vibratoire.
 Comparons à la glace. Elle est comme le corps physique, tout à fait dense et compacte. Avec le froid, elle a ralenti sa vibration et s'est solidifié, elle est devenue matière. Mais si vous la réchauffez un peu, c'est-à-dire si vous augmentez sa vitesse de vibration, sa fréquence vibratoire, elle va devenir plus ténue, espacer ses molécules. Elle va devenir liquide. Mais elle reste quelque chose de physique. On peut la voir, la toucher ; elle est solide, incompressible. Mais si on continue à la chauffer, l'eau devient vapeur, elle devient un gaz. Alors là par contre, vous savez très bien qu'elle est dans l'air votre eau, mais vous ne la voyez plus. Pour vous elle n'existe plus, pourtant elle est toujours là.

 De même, plus on descend dans la vibration, plus notre corps est matériel, ralenti, s'intègre à la matière.

 Mais si vous changez votre état émotionnel, votre état d'esprit, vous allez atteindre des corps très ténus, très haut dans la vibration... et vous pouvez agir très positivement sur ces corps.
 La guérison se répercuterait alors de corps en corps, en cascade, jusqu'au corps physique. »

 Le maitre ici-bas est le cerveau. C'est lui qui nous rend triste ou gai, malade ou en bonne santé.
 Il acceptera un évènement ou le rejettera selon l'étage depuis lequel il le perçoit. S'il est calé sur la matière, il n'en considèrera que le gain, la perte ou la douleur. Par contre, s'il le perçoit depuis un plan épuré, il sera prêt à en accepter la souffrance.

 Mais comment "élever" son esprit ?
 La méditation ne vous aidera pas, ni aucune méthode compliquée. Inutile de vous rendre dans un lointain pays pour espérer y rencontrer tel ou tel guru.
 Le Dr Tiberghien répond à cette question au terme de son entretien :

 « Il faut modifier notre appréhension de la "réalité". »

Il faut reprendre de la hauteur, ne plus se laisser entrainer par la frénésie ambiante de "profiter" et de "réussir". En un mot, ne plus considérer notre vie comme la chose la plus importante qui soit.

 « Tous ces gens n'ont pas changé pour guérir, mais parce qu'ils se sont rendus compte qu'ils faisaient fausse route. »

 Mais, direz-vous, des milliers de personnes sont mortes du cancer, et nombre d'entre elles ne demandaient certainement qu'à changer leur approche de la vie. Et pourtant elles sont mortes...
 Rappelons que la mort n'est pas une punition ; qu'elle est souvent, l'occasion pour les proches d'avancer, d'infléchir leur vision de la vie, de remettre en question leur fuite en avant.

 « Mais, conclut le Dr Tiberghien, pourquoi attendre d'avoir cette maladie -ou une autre, ou un accident, pour reconsidérer notre vie ? Pour essayer de comprendre pourquoi on est sur cette terre, pourquoi on s'est incarné. Qu'est-ce qu'on y fait ? Est-ce qu'on est là juste pour manger, dormir, travailler ?
 Si on n'a pas utilisé ces milliers d'expériences de l'existence pour essayer de faire évoluer les choses, pour grandir nous-même, eh bien... c'est qu'on a raté notre vie. »

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Voici l'intégralité de cette entretien sur BEUR-FM :


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